Vous êtes ici

Une France terre d'accueil

Proscrits, exilés et réfugiés, 1813-1852

Mardi 10 décembre 2013 - 19h30

Conférence de Delphine Diaz, LabEx “Écrire une histoire nouvelle de l’Europe”, Université Paris-Sorbonne, animée par Sylvie Aprile, Université de Lille III.

Paris 1851, les étrangers résidant dans la ville font la queue devant la Préfecture de Paris (actuel quai des Orfèvres) pour se faire délivrer des permis de résidence instaurés en septembre 1851. Lithographie en couleur © Eyedea/Keystone

Paris 1851, les étrangers résidant dans la ville font la queue devant la Préfecture de Paris (actuel quai des Orfèvres) pour se faire délivrer des permis de résidence instaurés en septembre 1851. Lithographie parue dans L'Illustration le 27 septembre 1851 © Eyedea/Keystone

Devenue au XIXe siècle l’une des terres d’asile les plus accueillantes du continent avec la Grande-Bretagne, la France, qui avait hérité de l’époque révolutionnaire un embarrassant devoir d’asile envers les étrangers “bannis pour la cause de la liberté”, a été amenée à adapter ce principe de manière pragmatique. Du fait de sa légende révolutionnaire, mais aussi de dispositifs d’accueil plus libéraux qu’ailleurs, la France a attiré au cours de la première moitié du XIXe siècle des exilés venus de toute l’Europe, qui ont tenté de construire leur État-nation depuis l’exil, pratiquant ce “patriotisme nomade” énoncé par le président du Conseil Casimir Perier en septembre 1831.

 

En adoptant une perspective comparative sur l’exil étranger en France, cette conférence se propose d’abord d’envisager l’ampleur de ce phénomène, alimenté par les soubresauts connus par l’Europe du premier XIXe siècle. Centrée sur les exilés politiques qui ont été reconnus comme “réfugiés” par l’administration, la deuxième partie analysera leur devenir professionnel et leur insertion, plus ou moins pérenne, dans la société française. On se penchera enfin sur les trajectoires politiques suivies par les exilés et réfugiés étrangers en France, en éclairant tout particulièrement les expériences transnationales auxquelles ces derniers ont pris part à travers les sociabilités, formelles ou informelles, ou par l’engagement combattant aux côtés de l’opposition française.

Ecouter la conférence :

Repères bibliographiques autour de la conférence proposés par la Médiathèque Abdelmalek Sayad.

Haut de page