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Exposition d'art contemporain

Installation, collages, poésie & sculpture

Du vendredi 10 au samedi 26 novembre

Trois artistes réfugiés racontent leur vision de l'exil à travers leurs œuvres.

Réfugiés politiques, refugiés poétiques de Babi Badalov

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Refugee Refused © Nicolas Brasseur - courtesy Galerie Jérôme Poggi

Originaire d’Azerbaïdjan, Babi Badalov mêle collages, sculpture et poésie, donnant ainsi à voir une performance inédite.

Représenté par la galerie Jérôme Poggi à Paris, Babi Badalov propose une poésie visuelle fondée sur des déplacements de langage, pour témoigner de l’exil et de la vie d’un émigré pris entre plusieurs langues et cultures.

Pour le vernissage de l'exposition, l'artiste réalisera une performance inédite.

Babi Badalov interviendra également le dimanche 12 novembre lors d'un workshop de collages pour créer et échanger avec le public sur la vie d'artiste réfugié et l'influence de l'exil sur son art.

Sculpture La Mère de Mehdi Yarmohammadi

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© Hura Mirshekari

L’artiste iranien Mehdi Yarmohammadi, en résidence à la Cité internationale des arts, crée spécialement pour le festival, une sculpture intitulée La Mère.

Par sa forme ovale, légèrement déformée, Mehdi Yarmohammadi souhaite signifier la réminiscence de l’œuf et de l’accouchement et ainsi présenter La Mère comme un symbole de la "bonne mère", la France devenue patrie pour des milliers de réfugiés.

Mère tour à tour aimante et dévorante, elle les porte en son sein pour une seconde naissance et leur fait une place dans son cœur, sans aucune distinction de religion, de race ou de langue.

Les formes ellipsoïdales à l’intérieur du cercle, recomposant une spirale, célèbrent alors la liberté, l’égalité et la fraternité, nécessaires à la stabilité humaine. Chaque angle de la sculpture présente des morphologies et des épaisseurs de ligne différentes, de sorte à recréer le sigle infini.

Mehdi Yarmohammadi cherche à démontrer la fuidité de la communication entre les migrants et la France, mais aussi les richesses qu'ils apportent pour le présent et le futur de cette mère-patrie : le travail, l’économie et la culture.

Installation Sham de Bissane Al Charif

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© Bissane Al Charif

Dédiée à sa fille, l’artiste dresse Sham, la ville que la guerre a transformée, à partir de différents médiums tels que des textes, livres pop-up et des systèmes sonores diffusant des récits d'enfants syriens.

Sham tire son nom du dialecte syrien qui désigne Damas, et plus largement la ville et la campagne qui l’entoure. S’appuyant sur les récits d'enfants décrivant leur Damas, Bissane Al Charif tente, en véritable urbaniste, de faire surgir ce Damas pluriel, où l’imagination enfantine secouée par la guerre a souvent déformé la réalité.

Conception : Bissane Al Charif
Conception sonore et collaboration : Simon Pochet
Directeur de la photographie & post production : Mohamad Hijazi
Participation de : Mohamad Omran, Wael Ali, Saria Abu Zaid, et Amen Fahman

 

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