Vous êtes ici

Des récits en tension ? Les récits de vie entre intégration et exclusion

Mercredi 13 juin 2018 à 19h
Entre deux chaises

Plantu, Entre deux chaises. 1985 © Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Comment le récit de vie peut servir à l’intégration et à renforcer la cohésion sociale ? Dire sa vie dans le cadre des procédures administratives : une source d’exclusion ?

Lors de cette table ronde, le rôle des interprètes et des écrivains publics sera questionné, comme les expériences vécues par les migrants eux-mêmes, comme la manière dont ces récits participent aussi à la constitution de mémoires et d’un patrimoine sur l’immigration.

Avec :

Marianne Amar, cheffe du département de la recherche, Musée national de l’histoire de l’immigration.
Les récits de vie sont-ils des sources historiques comme les archives ? Comment les collecter et les intégrer dans un dispositif muséal ? Comment contribuent-ils à enrichir la polyphonie des discours narratifs sur l’histoire de l’immigration ? La présentation consistera à faire un panorama général de la place des récits de vie dans les musées, illustré par un focus historien sur la question des adresses à l’autorité dans l’entre-deux-guerres (naturalisations, internement).

Claire Scopsi, enseignante chercheure au laboratoire Dicen-Cnam.
Calire Scopsi travaille sur les dispositifs de production de documents mémoriels s’appuyant sur un réseau d’associations d’immigrés ou descendants d’immigrés et d’associations professionnelles liées aux archives, dans le cadre des projets Médiateurs de mémoire (2014) et Passerelles de mémoires  (2015). Ses recherches ont permis la création de stages de formation à la législation et au traitement documentaire des collectes filmées en milieu associatif.

Mohammed Mbougar Sarr, Lauréat 2018 du prix littéraire de la Porte Dorée pour son roman Silence du chœur (Présence Africaine éditions).
Son premier roman, Terre ceinte (Présence Africaine éditions), décrivant la vie d’une petite ville sahélienne fictive mise sous la coupe de milices islamiques djihadistes, reçoit en 2015 le prix Ahmadou-Kourouma au salon du livre de Genève puis le Grand prix du roman métis de Saint-Denis-de-la Réunion.
Comment les récits de migration inspirent un travail de création littéraire ? Comment se les approprier par l’écriture sans les dénaturer ? Comment les romans proposent d’autres représentations des trajectoires migratoires et constituent des leviers culturels pour les acteurs en charge de l’accompagnement des migrants ?

Table ronde animée par Marie Poinsot, cheffe du département des éditions, rédactrice en chef de la revue Hommes et Migrations, Musée national de l’histoire de l’immigration.

En partenariat avec le CNAM.

Haut de page