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Tribunal pour les générations futures

Lutte contre le racisme, l’antisémitisme, et la haine anti-LGBT : l'universalisme est-il dépassé ?

Jeudi 21 mars 2019 à 20h

Pour cette 4e édition du Grand Festival, le Musée de l'histoire de l'immigration invite une nouvelle fois ses partenaires qui s'engagent au quotidien dans la lutte contre la racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT.

Tribunal pour les générations futures

Cette année, le débat prend une toute nouvelle forme en s'adressant aux générations futures à travers un tribunal, un concept imaginé Usbek & Rica.

Qu’est-ce qu’un Tribunal pour les générations futures (TGF) ?

Les générations futures ne sont jamais représentées juridiquement. Et pour cause : elles n’existent pas ! Avec Usbek & Rica, les générations futures deviennent enfin « sujets de droit ».
Faire saisir tous les enjeux d’une grande problématique d’avenir, c’est le pari du Tribunal pour les générations futures, qui reprend les codes de la conférence en y apposant la scénographie d’un procès. Un format original et décalé pour interroger le monde qui vient et susciter le débat autour de thématiques qui vous importent ou secouent votre organisation.

À partir d’une question polémique, un jury tiré au sort dans la salle délivre son verdict « dans l’intérêt des générations futures » après une série d’interventions (réquisitoire, témoignages, plaidoirie).
Avec le Tribunal pour les générations futures, Usbek & Rica tente de comprendre les grandes révolutions en cours et le monde qu’elles préparent.

La question : l'universalisme est-il dépassé ?

La France moderne s’est construite autour de grands principes universels entre les citoyens, quelle que soit leur communauté. Partant de ce socle, on a cru que le progrès des consciences allait mécaniquement produire de l’égalité républicaine. Or, en 2019, racisme, antisémitisme et haine anti-LGBT perdurent, voire augmentent.

Nombreuses sont donc les voix qui s’élèvent pour réclamer la nécessité de compenser activement les préjudices que subissent les populations discriminées, devant les imperfections de l’idéal universaliste « à la française ».
Mais si octroyer des droits spécifiques à une minorité (quotas, discrimination positive, menus différenciés, horaires séparés...) témoigne de sa reconnaissance et de son acceptation par la République, c’est également la meilleure manière de faire perdurer son altérité.

Pensé dans la France du XIXe siècle, l’universalisme républicain est un principe insuffisant pour mener la lutte contre les différentes réalités du racisme, de l’antisémitisme et de la haine anti-LGBT.

Faut-il alors renoncer à lutter pour ces valeurs universalistes, au risque de multiplier les fossés communautaires, ou nous y attacher, au risque de perpétuer les inégalités que cet idéal républicain nous empêche de voir ?

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