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Aya de Yopougon d'Abouet et Oubrerie

Clément Oubrerie et Marguerite Abouet, planche issue de Aya de Yopougon, Tome 4, 2008

Clément Oubrerie et Marguerite Abouet, planche issue de Aya de Yopougon, Tome 4, 2008, encre, feutre © Collection du musée de l'histoire et des cultures de l'immigration 


Collection du musée


La bande dessinée témoigne elle aussi des migrations. Certains auteurs s'en sont saisi pour aborder des récits leur permettant de revenir sur l'expérience migratoire et ses effets.

La série Aya de Yopougon a commencé en 2005. La scénariste, Marguerite Abouet s’est inspirée de sa propre expérience.

Fin des années 70, à Yopougon, quartier populaire d'Abidjan rebaptisé Yop City "pour faire comme film américain", vivent Aya et ses deux amies, Adjoua et Bintou.

Le tome 4 retrace le parcours d’un personnage secondaire de la série, Innocent, coiffeur "stylé", qui quitte la Côte d’Ivoire à la suite d’un chagrin d’amour et pour pouvoir vivre librement son homosexualité. Mis à la porte par un cousin qui n'a pas vraiment le sens de la famille, il se retrouve dans un foyer de travailleurs africains où il tente de libérer les mœurs féminines, s’attirant les foudres des maris et des concubins.

Le style incisif de dessinateur de Clément Oubrerie est au service d’une description à la fois tendre et cruelle de la situation des clandestins africains dans les années Giscard.

Hélène Bouillon 


En savoir plus :

La planche est présentée dans l'exposition Albums - Bande dessinée et immigration. 1913-2013

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