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Hijos del exilio - Enfants de l’exil : Diego

Témoignages de filles et fils d'exilés chiliens. Photographies d'Éric facon (le bar Floréal), texte de Diego Olivares

Diego, tiré de la série Hijos des exilio/ Fils de l'exil de Eric Facon © Eric Facon, Musée nationale de l'histoire et des cultures de l'immigration

Diego, tiré de la série Hijos des exilio/ Fils de l'exil de Eric Facon © Eric Facon / le bar Floréal, Musée nationale de l'histoire et des cultures de l'immigration


Collection du musée

Né en 1967 à Pantin, Eric Facon a rejoint le bar Floréal en 2005 après plusieurs années passées entre l’Amérique du Sud (où il participa à la création de l’agence chilienne IMA) et l’Europe.


En 2003, Eric Facon réalise, avec IMA, la série Hijos del exilio, au moment du 30è anniversaire du coup d’état militaire au Chili. Ce travail a été exposé au Festival Internazionale di Fotografia di Roma en 2003 puis la même année au Museo de Arte Contemporaneo à Santiago du Chili.

Diego

"Je suis né en France et j’y ai grandi jusqu’à l’âge de 13 ans. Lors de notre retour au Chili en 1989, ça a été difficile de laisser la France. Il y a eu des crises de pleurs. Une fois là-bas, la nostalgie de la France est apparue. J’ai continué ma scolarité à l’Alliance française. Au début je parlais mal espagnol. Je sens très fort cette double culture franco-chilienne, les deux mondes se croisent en permanence. Mais c’est beaucoup plus facile de la vivre en France. De là me vient cette absence de notion de « s’installer » quelque part définitivement. Il faut être mobile, et trouver son rythme entre la France et le Chili".
(Paris, 2003)

"Nous, fils d’exilés politiques, nous sommes des bâtards de l’Histoire ! Cette étiquette me va de moins en moins. Cette histoire, celle des parents, te colle à la peau ! Pour eux, c’était dur de dire les choses. Je leur en voulais. L’exil ce n’est pas mon histoire, même si paradoxalement je veux en savoir plus. Sentir que ce n’est pas ton histoire peut t’empêcher de construire la tienne. Ces dix dernières années, j’ai partagé ma vie entre le Chili, la Colombie et la France. En Colombie, je me sentais bien de ne plus avoir ces casquettes du Chili et de la France".
(Paris, 2013)

La série Hijos del exilio

"J'ai photographié en 2003 des enfants d’exilés politiques chiliens à Santiago ou à Paris. Ils avaient entre 20 et 30 ans, étaient nés ou arrivés très jeunes en France avec leurs parents. Ils y ont grandi. Ils sont franco-chiliens, bilingues, ont une double culture, et un double horizon. Ils m'avaient alors parlé de l’histoire douloureuse de leurs parents, et de la leur plutôt heureuse.
 Je les ai retrouvé et interviewé en 2013. Certains sont restés où ils étaient, d’autres sont partis et même revenus. Ce sont des « bâtards de l’histoire » comme me l'a dit l’un d’eux. Ils se sentent Français là-bas et Sud Américains ici. Ils ont hérité d’une histoire chargée et, aujourd’hui, ils ont appris à vivre avec".
Éric Facon
 


Pour en savoir plus sur la série Hijos del exilio :

  • L'ensemble des photos et des textes de la série a été publié dans un ouvrage intitulé Hijos del exilio / Enfants de l’exil, Photographies d'Éric facon et texte de Diego Olivares, éditions Créaphis, 2013
  • Les photos sont exposées à la Galerie du bar Floréal du 10 au 20 septembre 2013
  • Site Internet d'Eric Facon
  • A voir également sur notre site :
    - Hijos del exilio - Enfants de l’exil : Elsa
    - Hijos del exilio - Enfants de l’exil : Miguel
    - Hijos del exilio - Enfants de l’exil : Daniela
    - Hijos del exilio - Enfants de l’exil : Fernando
    - Hijos del exilio - Enfants de l’exil : Eloïse

Pour en savoir plus sur les exilés chiliens :

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