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Le carnet anthropométrique d'identité "nomades"

  • Carnet anthropométrique d’identité "Nomades",1951 © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration
     

  • Carnet anthropométrique d’identité "Nomades",1951 © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

  • Carnet anthropométrique d’identité "Nomades",1951  © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

  • Carnet anthropométrique d’identité "Nomades",1951  © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

  • Carnet anthropométrique d’identité "Nomades",1951 © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

  • Carnet anthropométrique d’identité "Nomades",1951 © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration


Collection du musée

Carnet anthropométrique d’identité « Nomades », 1951. Encre imprimée et manuscrite sur papier. Inv. 2013.37.1


Au XIXe siècle, le développement progressif des documents d’identité permet de contrôler et encadrer les catégories sociales stigmatisées comme dangereuses : criminels, nomades puis étrangers se trouvent ainsi séparés du reste de la population par des "frontières de papier".

L’anthropométrie est une technique d’identification des personnes mise au point à la fin du 19è siècle pour les institutions policières puis judiciaires et pénitentiaires. Elle s’appuie sur une série de mesures du corps humains, sur le relevé de marques physiques particulières et visait à l’identification des criminels. Elle va ensuite servir à l’identification et à la catégorisation de groupes d’individus qui vont être ainsi stigmatisés comme dangereux. Cela va être le cas des populations dites "nomades" avec la mise en place du carnet anthropométrique en 1912.

Les carnets anthropométriques d’identité comportaient des renseignements très précis sur les individus : nom, photo de face et de profil, empreintes digitales, mesure du corps, de la tête et de l’iris, état civil, généalogie, profession, etc.
Au-delà de ces informations servant à l’identification des personnes, ces carnets servaient aussi à la surveillance des personnes : ils comprenaient également les visas des autorités à l’arrivée des "nomades" dans une commune et à leur départ. Or les arrêtés municipaux interdisaient un stationnement de plus de 48h ce qui fait que de 1912 à 1969 les "nomades" devaient faire viser leurs carnets par l’administration toutes les 48h.

Autre aspect contraignant des carnets anthropométriques, ils étaient collectifs et concernaient tous les membres d’une famille qui n’avaient pas le droit de s’éloigner les uns des autres : au-delà de la surveillance individuelle des personnes le carnet conditionnait la vie du groupe.


En 1969, le carnet anthropométrique d’identité devient carnet de circulation : les carnets sont encore visé mais tous les trois mois.
 


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