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Le réseau du musée de l’Homme : Boris Vildé

Boris Vildé © DR

Boris Vildé © DR


Collection numérique

Donateur/prêteur : Collection particulière


Créé dès la défaite de la France en 1940, le Réseau du Musée de l’Homme est l’un des premiers mouvements de résistance face à l’Allemagne nazie. Fondé par Boris Vildé et Anatole Lewitsky, ethnologues exilés de Russie depuis la révolution bolchévique, et Yvonne Oddon, bibliothécaire, le réseau croît et se structure rapidement en recrutant d’autres résistants, notamment des intellectuels et des avocats. Avec l’aval du directeur du musée Paul Rivet, le réseau fabrique dans les sous-sols du musée le journal clandestin Résistance ainsi que de nombreux tracts, affiches, bulletins… Le réseau est également très actif dans l’organisation des filières d’évasion vers la Grande-Bretagne et l’Espagne ainsi que dans le renseignement, tant pour la France libre que pour les forces alliées. À partir du début de l’année 1941, les membres du réseau sont arrêtés par la Gestapo. Un an plus tard, Anatole Lewitsky, Boris Vildé et cinq autres membres du réseau sont exécutés au Mont Valérien.
Le Réseau du Musée de l’Homme, pionnier de la Résistance, est encore commémoré de nos jours et reste une référence de lutte et d’engagement.

Boris Vildé naît en 1908, à Saint-Pétersbourg, en Russie. En 1917, il s’exile pour l’Estonie, séjourne en Lituanie puis en Allemagne. Sa rencontre avec André Gide à Berlin le décide à partir pour la France au moment où Hitler arrive au pouvoir. Il intègre bientôt le Musée d’éthnographie du Trocadéro (futur Musée de l'Homme) et obtient sa naturalisation française en 1936.

Suite aux démarches de l’association des "Parents et Amis des fusillés du Mont-Valérien", son nom, comme celui de Lewitsky, sera cité chaque premier samedi du mois lors de la prise d’armes au fort du Mont-Valérien.


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