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Missak Manouchian, héros de la Résistance

Photographie de Missak Manouchian © CRDA

Photographie de Missak Manouchian © CRDA


Collection numérique

Donateur/prêteur : CRDA


Exemple de l’engagement des immigrés dans les guerres menées par la France, Missak Manouchian a rejoint la résistance en 1943 et sera exécuté par l’occupant allemand en 1944.

Affaiblie démographiquement par la Première Guerre mondiale, la France recourt massivement à la main-d’œuvre étrangère. Compensant un manque de structures d’accueil, les nouveaux arrivants se fédèrent dans le cadre du mouvement syndical communiste et donne naissance à la MOE, Main-d’œuvre étrangère, qui deviendra MOI, Main-d’œuvre immigrée.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'organisation donne naissance à un groupe qui lance des actions de résistance : les Francs-tireurs et Partisans-Main d’œuvre immigrée (FTP-MOI). Le plus célèbre de ses membres est Missak Manouchian. Né en 1906 en Turquie, il est marqué par les atrocités du génocide arménien. Arrivé en France en 1925, il apprend le métier de menuisier, fonde deux revues littéraires, puis adhère en 1934 au parti communiste.
En août 1943, il prend la direction militaire des FTP de la MOI parisienne, sous le commandement de Joseph Epstein. Suite à l'arrestation des vingt-trois membres du groupe Manouchian fin 1943, les Allemands placardent sur les murs de Paris  l’Affiche rouge, outil d’une propagande qui stigmatise la présence d'étrangers et de Juifs parmi la Résistance française.
Le 21 février 1944, les membres du groupe de Missak Manouchian sont fusillés au mont Valérien. Un poème de Louis Aragon, mis en musique et chanté par Léo Ferré, retracera cet épisode.
 


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