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Pablo, de Julie Birmant et Clément Oubrerie

Planche tiré de Max Jacob premier tome de la série Pablo

Clément Oubrerie, Pablo,tome 1. Max Jacob, pages 8, 2012 (date de première parution) reproduction
© dargaud

Clément Oubrerie, Pablo,tome 1. Max Jacob, pages 8, 2012 (date de première parution) reproduction
© dargaud


Collection du musée

Julie Birmant est scénariste et Clément Oubrerie dessinateur de bandes dessinées


Type

La bande dessinée témoigne elle aussi des migrations. Certains auteurs s'en sont saisi pour aborder l'immigration par le biais de fictions, ici la jeunesse de Pablo Picasso et son arrivée en France.

Publié chez Dargaud en 2012, Max Jacob, premier tome de Pablo, une série de Julie Birman et Clément Oubrerie, dépeint le quotidien de Picasso jeune homme, à Montmartre, entre 1900 et 1912. Au Bateau-Lavoir, le peintre rencontre Fernande, le premier grand amour de sa vie. C'est elle la narratrice, Fernande dont la silhouette vole au-dessus de Paris et de ses souvenirs. Le premier est celui de son mariage à 17 ans. Les pages suivantes mettent en scène l’arrivée des Catalans Pablo Picasso et Carlos Casagemas à Paris, sur fond d’Exposition universelle.

La première case couvre une demi-planche. C'est une vue d'ensemble sous la porte principale de la place de la Concorde. Pablo et son ami sont au premier plan en bas à gauche, tandis que Fernande n'est plus qu'un point dans le ciel. La deuxième est un plan rapproché sur les deux amis, leurs regards portent le nôtre sur l'objet de leur désir : les passantes. La troisième case montre la porte en contre-plongée, du point de vue de Fernande. Les silhouettes minuscules de Carlos et Pablo sortent de la foule grâce aux six petits traits formant une auréole au-dessus de leurs têtes. Au sommet de l'image, celle de la statue surmontant la porte, la "Parisienne" à laquelle se recommandent les deux Catalans.

Cette planche a été réalisée à partir de trois dessins originaux au format A4. Les crayonnés ont ensuite été numérisés et mis en couleurs par Sandra Desmazières. Les couleurs choisies, ainsi que les textures imitant celles du pastel et des crayons de couleur, mettent en valeur le dessin, à la fois précis et proche de l'esquisse. La composition, elle, invite à regarder différents points de vue : celui, général, de la narratrice, et celui, particulier, du personnage principal.

Hélène Bouillon 


En savoir plus :

La planche est présentée dans l'exposition Albums - Bande dessinée et immigration. 1913-2013

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