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Une présence originale en Haute-Normandie : le cas des immigrés italiens

"La présence italienne en Haute-Normandie : les naturalisations entre 1820 et 1940", Hommes & Migrations, n°1229, 2001

Hommes et Migrations n°1229

Collection numérique

Donateur/prêteur : Collection de la médiathèque Abdelmalek Sayad


Le département de la Seine-Maritime, anciennement Seine-Inférieure, a connu, entre 1820 et 1947, plusieurs naturalisations d’Italiens immigrés.

Bien que minoritaire en Normandie par rapport au reste de l’Hexagone (notamment aux régions frontalières du Sud-Est, à la région parisienne et au Nord) l’immigration italienne a aussi investi cette région, selon des modalités particulières.

Deux périodes d’immigration sont en effet identifiables autour de la date charnière de 1920. Elles ont des caractéristiques qui permettent d’en distinguer une physionomie propre.
Dans un premier temps, des jeunes hommes d’âge moyen de 19 ans sont arrivés du Piémont, de Lombardie et de Toscane. Célibataires dans 70% des cas, la Normandie était leur destination de choix : ils s’y sont installés avec le désir d’y exercer une activité professionnelle stable.
Après 1920, l’âge moyen d’arrivée dans la région augmente (28 ans) et les délais entre l’arrivée et la demande de naturalisation raccourcissent. On commence à compter parmi les demandeurs des frioulans et quelques Italiens du Sud de la Péninsule. Entre 1920 et 1947, contrairement à la période précédente, la Haute Normandie ne constitue pas un véritable choix de résidence, mais l’aboutissement d’un parcours migratoire à travers la France.

S’appuyant sur les dossiers de naturalisation des Archives départementales de Rouen, Catherine Popczyk retrace la vie et les parcours des familles des migrants italiens dans le département de Seine-Maritime, et donne un aperçu d’une assimilation originale eu égard à la situation nationale.


Catherine Popczyk, "La présence italienne en Haute-Normandie : les naturalisations entre 1820 et 1940", Hommes & Migrations, n°1229, 2001, pp. 87-94.
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