À l’occasion de l’exposition J’ai deux amours, la Cité publie le guide de sa collection d’art contemporain en constitution depuis 2005. Après un retour sur la genèse de cette collection, ce guide propose pour chaque oeuvre une notice rassemblant des repères biographiques sur l’artiste et une analyse des thèmes traités et des recherches plastiques.
Les artistes présentés dans le catalogue : Eduardo Arroyo, Kader Attia, Taysir Batniji, Bruno Boudjelal, Mohamed Bourouissa, Chen Zhen, Sidi Larbi Cherkaoui, Roman Cieslewicz, Claire Fontaine, Denis Darzacq, Hamid Debarrah, Gilles Delmas, Ad van Denderen, Diadji Diop, Ghazel, Mona Hatoum, Olivier Jobard, Karim Kal, Bouchra Khalili, Kimsooja, Florence Lazar, Thomas Mailaender, Malik Nejmi, Melik Ohanian, Rajak Ohanian, Mathieu Pernot, Oscar Rabine, Maureen Ragoucy, Jacqueline Salmon, Chéri Samba, Zineb Sedira, Bruno Serralongue, Shen Yuan, Djamel Tatah, Barthélémy Toguo, Patrick Zachmann, Santi Zegarra.
Le catalogue, entièrement en couleur, est illustré des oeuvres majeures réalisées par ces artistes.
Pour vous permettre de découvrir ou de redécouvrir les réalisations des artistes réunis à l’occasion de son exposition J’ai deux amours et dans sa collection, mais également de préparer ou prolonger votre visite, la Cité nationale vous offre les frais d’envoi de son catalogue jusqu’au 20 décembre 2011.
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Pourquoi des Polonais choisissent-ils la France lorsqu’ils sont obligés de s’éloigner de chez eux au XIXe siècle ? Parce qu’elle bénéficie à leurs yeux d’une renommée extraordinaire. Paris, ville de la liberté, devient la deuxième capitale de la Pologne. Pendant l’entre-deux-guerres, arrive une autre vague d’immigration, économique cette fois. Affectés dans les mines de charbon, de fer ou de potasse, mais aussi dans la sidérurgie ou l’agriculture, ces ouvriers recrutés collectivement portent la population polonaise au deuxième rang des nationalités étrangères sur le territoire français. Les Polonais contribuent largement à l’effort de guerre, tant en 1914-1918 qu’en 1940 ; ils sont nombreux à participer à la Résistance, ce que l’histoire a longtemps occulté.
La plupart des descendants de Polonais sont devenus Français, constituant une part relativement peu visible de la société française. L’exposition Polonia, comme ce catalogue qui l’accompagne, se structure autour de lieux emblématiques de la présence polonaise en France – l’île Saint-Louis et le quartier du Marais à Paris, les bassins miniers, les départements agricoles. Elle retrace aussi le destin d’hommes et de femmes anonymes ou célèbres afin d’approfondir les principaux aspects de la présence polonaise en France et la manière dont celle-ci a marqué l’histoire des deux pays. Tout immigré qui, au xixe siècle, se disait polonais ou qui, au XXe siècle, arriva de Pologne, trouve sa place dans cette exposition et dans cet ouvrage. Illustré de plus d’une centaine de documents, il réunit des textes de référence de quelque trente auteurs spécialistes du domaine traité.
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Le football, le sport aujourd'hui le plus populaire et le plus médiatique, a conquis la planète en moins d'un siècle. En France, sa longue et complexe histoire en fait un miroir de notre société. Comme l'a noté Didier Braun : " L'équipe de France de football, c'est l'histoire en raccourci d'un siècle d'immigration ". En 1998, la victoire de l'équipe aux tonalités " black-blancbeur " lors de la Coupe du monde, véritable événement historique, semble convaincre la France entière du mythe de la réussite du " métissage par le football " et redonner toute sa force au modèle français d'intégration. Le football, comme tous les sports à la recherche de l'efficacité, a, depuis ses débuts en France, favorisé le brassage des populations, sur le terrain et dans les tribunes, souvent à l'avant-garde de la société.
Suivant une approche pluridisciplinaire (histoire, sociologie, anthropologie), cet ouvrage explore le rapport fécond - mais aussi controversé et ambigu - entre football et immigration, et fait revivre les destins de footballeurs, d'Auguste Jordan à Zinedine Zidane - amateurs ou professionnels, connus ou anonymes - qui ont passé les frontières pour venir jouer en France.
Paris, le 13 juillet 1926 : en cette belle journée d'été, le quartier du Jardin des Plantes est en effervescence. C'est le jour d'inauguration de la Mosquée de Paris et la foule se presse dans l'enceinte de la mosquée aux murs blancs.
Les officiels - Moulay Youssef, sultan du Maroc, le maréchal Lyautey, le président de la République Gaston Doumergue... - sont au rendez-vous, et la cérémonie est organisée avec soin par le recteur Si Kaddour ben Ghabrit.
Après la solennité des discours vient le tour du jeune ténor algérien Mahieddine Bachtarzi. Il lance l'appel à la prière, puis Cheikh Alaoui, fondateur à Mostaganem de la confrérie mystique Alaouia, prononce le prêche rituel. Aux alentours du lieu de culte, les militants nationalistes maghrébins, emmenés par Messali Hadj, dénoncent cette mosquée construite pour les « cocottes ».
Chacun de ces personnages - Ben Ghabrit, Bachtarzi, Cheikh Alaoui et Messali Hadj - incarne une des dimensions de l'histoire de l'immigration : politique, religieuse ou culturelle.
Intégrant les trois aspects, cet ouvrage offre un portrait riche et inédit des Maghrébins de France, de la fin du XIX' siècle à nos jours. Peinture, littérature, musique mais aussi histoire militaire ou coloniale, évocation des pratiques religieuses ou des mobilisations politiques, autant de facettes d'une histoire méconnue et prometteuse. Composé d'une cinquantaine de contributions d'historiens, de sociologues et d'intellectuels et illustré de 400 documents, cet ouvrage pionnier démontre l'appartenance de l'histoire culturelle des Maghrébins en France au patrimoine et à la mémoire collective.
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Sorti à l'occasion de l'exposition, ce beau livre de 352 pages est vendu avec le DVD de Bar Centre des Autocars, un film de Patrick Zachmann.
"Si la banlieue, pour beaucoup, est une question de géographie, chez Patrick Zachmann, elle relève d’abord de l’histoire. Une histoire nationale. Pour bien connaître son travail, je n’ai en effet jamais eu le sentiment que Patrick Zachmann photographiait 'la' banlieue. Au contraire ! Son travail a toujours exclu cet article défini qui déterminerait d’avance un angle de vue. Au contraire ! Il ne repose que sur l’audace du pluriel indéfini ! 'Des' banlieues, 'des' gens, 'des' histoires.
Comme il tisse des liens étroits, mais pudiques, avec ceux qu’il photographie, il sait leur singularité. La respecte. Photographiées hors du bruit et de la fureur, ces histoires en tricotent une plus collective. En trente ans d’images, c’est autant l’immigration que l’évolution de notre société française qui nous est contée. La France, une si proche banlieue..." (Souâd Belhaddad, extrait de la préface).
Cette exposition compare la France et l’Allemagne qui sont deux pays d’immigration en Europe. En 1870, alors que la nation française se consolide comme communauté politique, on assiste à l’émergence de la nation allemande avec une conception culturelle de cette nouvelle communauté. Ces images du “nous” se construisent à partir du rapport à l’autre, perçu comme “l’envers du national”. Quelles images de l’Autre – l’immigré, l’Autre à l’extérieur ou à l’intérieur – se forgent ces deux sociétés, à la fois fictives mais toujours effectives ? Quels sont les fonctions et les effets de ces représentations à l’intérieur de ces deux nations ? Sur plus d’un siècle, comment ces images de l’autre se sont-elles transformées, rythmées par des manifestations de renaissance, par des mutations ou des persistances selon les périodes ?
Comment ces sociétés réagissent-elles face à la diversité culturelle et les processus de métissage ? Comment celui qui est désigné comme l’“autre” se positionne-t-il vis-à-vis de ces images ?
Le fil conducteur de cette exposition est donc de comparer les différentes facettes de ces représentations de l’Autre dans l’espace public de ces deux sociétés, avec leurs visibilités et invisibilités, leurs absences et présences, leurs inclusions et exclusions à travers la diversité des supports que sont les médias, le cinéma, la photographie, la littérature, la musique, la mode, pour façonner les images du “nous” et les contre-images ou images miroir de l’Autre.
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Cet ouvrage, illustré de plus de 200 documents, réunit des textes de références et les contributions de plus de vingt auteurs.
Les réflexions de spécialistes de l’immigration (Marie-Claude Blanc-Chaléard, Gérard Noiriel, Michel Pierre, Clifford Rosenberg, Philippe Rygiel ou Alexis Spire…) croisent celles d’historiens de l’art tels que Sophie Krebs, Martine Dancer ou Catherine Örmen.
En abordant différents thèmes – le spectacle de l’Exposition coloniale de 1931, les conséquences de la crise sur l’immigration étrangère et coloniale, l’engagement politique, les questions de statuts et de contrôle policier, mais également la relation aux autres, la participation des immigrants à la vie culturelle – cet ouvrage interroge les mémoires croisées de la colonisation et de l’immigration en France, et évoque les traces laissées par ces deux histoires dans la France d’aujourd’hui.
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Les éditions Actes sud, en partenariat avec la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, ont édité le catalogue de la zon-mai. Ce bel ouvrage de 106 pages fait la part belle aux illustrations : on y retrouve en effet 105 photographies qui sont des captures d’écrans effectuées par Gilles Delmas des séquences de la zon-mai. Elles sont mises en valeur par une très belle maquette et elles permettent de retrouver l’atmosphère de la zon-mai et ses 21 artistes-interprètes. Moments choisis, ces captures d’écrans reflètent la travail de Sidi Larbi Cherkaoui et de Gilles Delmas.
Ces derniers reviennent également, dans trois courts textes, sur les phases de conceptions et de réalisations de la zon-mai (Sidi Larbi Cherkaoui aborde le thème des migrations, les liens entre la zon-mai et la Cité et revient sur la danse et son travail avec les artistes de la zon-mai ; Gilles Delmas quant à lui détaille le montage et la réalisation de la zon-mai).
Ce guide permettra de découvrir et d’approfondir la connaissance des collections qui se sont constituées et sont présentées dans l’exposition permanente de la Cité.
Il reprend les thématiques proposées par le musée dans le sens de la visite : Émigrer, Face à l’État, Terre d’accueil, France hostile, Ici et là-bas, Lieux de vie, Travail, Enracinements, Sport, Religions, Culture.
Chaque thème est traité à partir de trois types de sources qui sont complémentaires et font l’originalité de ce musée : les archives et sources historiques, les témoignages des migrants et les oeuvres d’art, tout en respectant l’approche chronologique et la diversité des histoires migratoires en France.
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