Addy Fuchs

Né en1926 à Paris (Belleville), de parents polonais

  • Addy Fuchs, un village qui s’appelait Belleville © Atelier du Bruit

  • Addy Fuchs, un village qui s’appelait Belleville © Atelier du Bruit

  • Addy Fuchs, un village qui s’appelait Belleville © Atelier du Bruit

  • Addy Fuchs, un village qui s’appelait Belleville © Atelier du Bruit

Un village qui s’appelait Belleville

"Je suis né en 1926 à Paris, à l'hôpital Rothschild, parce que dans le temps c'était gratuit pour les familles pauvres. Mes parents sont des immigrants arrivés de Pologne en 1919, 1920. J'ai vécu une enfance heureuse, pauvre, dans un village qui s'appelait Belleville, rue de la Mare. Mes parents s'étaient mariés religieusement en Pologne. Leur village était un petit bourg entre Varsovie et Lodz qui s'appelle Rawa Mazowiecka. Ils faisaient partie de grandes familles juives, extrêmement religieuses, orthodoxes, hassidiques. La famille de ma mère avait 18 gosses, celle de mon père 13 seulement. C'était des gens de synagogue."

Le carnet d'écolier

À son retour de déportation et sur le cahier de sa 3e interrompue au Lycée Colbert, Addy a commencé à noter ce qu'il avait vécu.

 

"Il faudrait que je travaille ma mémoire"

Addy parle du yiddish, une langue enfouie et resurgie plusieurs fois tout au long de sa vie.

Addy Fuchs, "il faudrait que je travaille ma mémoire " © Atelier du Bruit

"Hotel Lutétia"

Après son retour de déportation, Addy s'est tu pendant 15 ans. À l'origine de ce silence, une phrase en yiddish qu'il ne peut oublier.

Addy Fuchs, Hotel Lutétia © Atelier du Bruit