Alphonse-Marie Toukas

Né en 1935 au Congo, alors colonie française

  • Alphonse-Marie Toukas, "Je vis ici et maintenant" © Atelier du Bruit

  • Alphonse-Marie Toukas, "Je vis ici et maintenant" © Atelier du Bruit

  • Alphonse-Marie Toukas, "Je vis ici et maintenant" © Atelier du Bruit

"Je vis ici et maintenant"

"Moi, j’ai pris la vie du bon côté. Ma mère me disait toujours : “Il y a une seule chose importante sur la terre, c’est le souffle. Tant que tu respires encore, rien n’est perdu.” Et c’est vrai ! Trois fois en tout, je suis retourné au pays, et trois fois j’ai dû revenir en France. Là, ça suffit. Je vais mourir ici, je crois bien. Je n’ai pas la nationalité française, parce qu’à chaque fois, à la Préfecture, il m’a manqué un papier. C’est l’acte de décès de mon père, il a été perdu, avec tous les troubles qu’il y a eu au Congo. Donc je reste congolais à vie, à Paris. Si j’avais pu finir ma vie dans l’ambiance des fêtards de Brazzaville, je serais reparti encore un coup. Mais j’en ai pris mon parti, parce que c’est pas la peine de s’appesantir sur les choses qui ne marchent pas comme on voudrait. Je vis ici et maintenant. Aujourd’hui, c’est mon jour, et personne ne peut me l’enlever. Demain, on verra. Il faut rendre grâce de la minute vécue. Ça aussi, c’est ma mère qui me l’a appris. Plus je vieillis et plus je me dis qu’elle avait raison."

Le tabouret

Un objet qui sait d’où l’on vient, à garder toujours près de soi : c’est l’un des conseils maternels qu’Alphonse-Marie a suivi fidèlement. Son tabouret lui évoque la mère qui n’est plus là, le pays qu’il a dû laisser. Il raconte.

Le micro

Chanteur, acteur, animateur, journaliste, ethnologue : l’homme-orchestre Toukas a un instrument de prédilection, son micro, qu’il a déposé au Musée pour l’exposition permanente.

 

Souvenirs d’une enfance en-chanté

Alphonse-Marie Toukas aime bien raconter, rigoler, chanter, des berceuses maternelles aux chagrins de la guerre, en passant par la grammaire en comptine de la Mission française. Au refrain : aimez-vous !

Alphonse-Marie Toukas, souvenirs d’une enfance en-chanté © Atelier du Bruit