Sirma Oran

Née en 1971 à Ankara, Turquie

  • Sirma Oran, l’Européenne © Atelier du Bruit

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L’Européenne

"Dans ma famille, on est des fonctionnaires et on est d’Ankara. C’est une ville que j’aime beaucoup, avec son vieux petit centre et ses maisons typiques, qui maintenant sont restaurées, où tout le monde se connaît, où les relations sont tranquilles. Une ville à taille humaine, facile à vivre, un peu comme Lyon, d’ailleurs. Mes parents s’y sont rencontrés à la fac, à Sciences-Po. Ils ont eu leur diplôme en 68, et même si ce ne sont pas vraiment des révolutionnaires, ils ont à peu près les mêmes idéaux et la même conception du monde que les soixante-huitards de France. Ils se sont mariés assez vite et mon père a soutenu sa thèse sur les minorités et le nationalisme. Lui est devenu universitaire, ma mère attachée commerciale au ministère du Commerce extérieur. Alors qu’elle était enceinte de moi, en 1971, ils ont été manifester, en bons militants anti-impérialistes, contre la venue de la flotte américaine en Turquie, suite à quoi mon père a été envoyé en prison quatre mois. Il était avec des prisonniers de droit commun et n’a pas connu le sort des politiques, la torture et tout ce qui va avec. Il est sorti juste avant ma naissance."

Les mots doux

Sirma n’a pas appris le turc à ses deux fils, mais c’est dans sa langue maternelle qu’elle trouve le mot juste pour leur dire son amour.

Sirma Oran, les mots doux © Atelier du Bruit

Livaneli et Nazim Hikmet

Un poème de Nazim Hikmet, mis en chanson par l’écrivain, homme politique et musicien Livaneli, chanté par Sirma, leur admiratrice à tous deux.

Sirma Oran, Livaneli et Nazim Hikmet © Atelier du Bruit