La fuite des cerveaux, à savoir l’émigration de personnes à fort capital d’études, est souvent considérée comme privant les pays du Sud de leurs élites les plus qualifiées et les plus en mesure de répondre au défi du développement. Ainsi des médecins spécialisés se tourneront plus volontiers vers les pays développés que vers leur propre pays où ils n’ont que peu de chances d’exercer leur spécialisation ; il en va de même des métiers de l’ingénierie. Beaucoup de ces élites fuient à la fois des régimes autoritaires et un système socio-économique qui ne dispose pas de structures pour mettre à profit leurs compétences.
De nos jours, si les États-Unis absorbent la plus grande partie de la matière grise mondiale, la fuite des cerveaux concerne aussi les pays les plus développés. Par exemple plus de 300 000 Français vivent à Londres, 30 % des étrangers au Luxembourg travaillent dans les métiers de la banque et des services. Une migration de personnes qualifiées et très qualifiées affecte aussi le Canada au bénéfice des États-Unis. Quant au Royaume-Uni, il exporte aussi des élites dans les pays anglophones comme l’Australie, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande.
Ainsi une concurrence mondiale s’installe pour le recrutement des élites et des programmes de quotas ont été mis en place dans plusieurs pays d’accueil (Allemagne, Canada, Australie) pour accueillir les plus qualifiés. La France cherche également à travers l’immigration choisie et la carte « compétences et talents », à ne pas manquer l’arrivée sur son territoire de ces élites.
Presse
Mécénat
Marchés publics
Location d'espaces
Tous droits réservés. © Établissement public du Palais de la Porte Dorée, Cité nationale de l'histoire de l'immigration, 2012
