Séquence face à l'État

  • Exposition permanente Repères. Séquence "Face à l'État". Photo : Mathieu Nouvel

  • Exposition Repères. Séquence face à l'État. Photo : Farida Brechemier

Au milieu du XIXe siècle, un passeport suffit aux étrangers pour s’installer en France. Mais l’État s’attache très vite au contrôle des frontières et tend de plus en plus à encadrer les étrangers. Une évolution jamais linéaire du statut juridique de l’étranger, où alternent raidissements en temps de crise et ouverture quand le pays réclame des bras.
La Première guerre mondiale marque un tournant avec la création de la carte d’identité et les débuts du recrutement organisé.
En 1945, le nouvel Office National d’Immigration symbolise la naissance d’une véritable politique publique. Mais les pratiques nuancent la portée des lois. Dans les années 1920 ou les Trente glorieuses, l’État s’en remet à l’initiative privée. Dans certains cas, il laisse entrer les étrangers, hors de tout contrôle. Les migrants, quant à eux, tentent d’utiliser les failles dans l’application des textes pour venir en France et y vivre en marge du cadre légal.