Séquence terre d'accueil, France hostile

  • Exposition Repères. Séquence terre d'accueil, France hostile. Photo : Farida Brechemier

  • Exposition Repères. Séquence terre d'accueil, France hostile. Photo : Farida Brechemier

À chaque époque, l’opinion publique réinvente la figure de l’étranger inassimilable.
À la fin du XIXe siècle, la peur ancestrale de l’autre, de celui qui vient d’ailleurs, se généralise. La mise en place des États-nations, la consolidation de la République, le discours de la presse et des élites renforcent les discours xénophobes qui stigmatisent l’étranger comme « envers du national ». Les stéréotypes qui se mettent alors en place structurent durablement les représentations de l’immigration : les étrangers seraient trop nombreux, concurrents au travail, porteurs de maladies, délinquants potentiels, politiquement menaçants, irréductiblement différents. Le rejet se nourrit aussi de l’antisémitisme et du racisme qui visent les migrants coloniaux.
À chaque vague d’immigration, les griefs reviennent ; à chaque crise, les tensions s’exacerbent. D’une époque à l’autre, restent pourtant des Français qui savent tourner le dos à la xénophobie pour faire le choix de la solidarité