Olivier-de-Serres, radiographie d'une "cité ghetto"

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Villeurbanne, du 8 octobre 2009 au 30 janvier 2010

Construite hâtivement à la fin des années 1950 pour les "rapatriés d'Algérie", la cité Olivier-de-Serres à Villeurbanne est rapidement devenue un véritable "ghetto", jusqu'à la démolition de ses barres entre 1978 et 1984. Aucune trace physique ne subsiste du quartier. Pourtant, l'évocation d’Olivier-de-Serres déclenche encore de vives réactions.

Construite hâtivement à la fin des années 1950 pour les "rapatriés d'Algérie", la cité Olivier-de-Serres à Villeurbanne est rapidement devenue un véritable "ghetto", jusqu'à la démolition de ses barres entre 1978 et 1984. Aucune trace physique ne subsiste du quartier. Pourtant, l'évocation d’Olivier-de-Serres déclenche encore de vives réactions.
Au travers de documents d'archives uniques, l'exposition propose un parcours chronologique en quatre parties, de la construction de la première barre de la cité en 1960 aux travaux mémoriels réalisés ces dernières années.
Le visiteur est plongé avec émotion dans une époque marquée par la crise économique et le débat politique autour de l'immigration. Il pourra y lire des lettres d'habitants, des correspondances de Charles Hernu alors député-maire, des photographies de presse et des images d'archives de l'Ina.

Exposition du 8 octobre 2009 au 30 janvier 2010
Le Rize, Centre mémoires et société, 23-25 rue Valentin-Haüy, Villeurbanne
Tél. : 04 37 57 17 17

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Commentaires

NOSTALGIE DU PASSE

Non publié

La cité ghetto, avant de le devenir, m'a fait vivre deux merveilleuses années, de 12 à 14 ans. C'est à cet âge-là que l'on est imprégné en profondeur sentimentalement et psychologiquement. Je n'ai oublié, ni copines, ni copains, ni voisins et cela quarante-cinq aprè, c'est dire si la vue de sa démolition m'a ébranlée, ironie du sort, c'est par l'immeuble où j'habitait que la destruction a commence et s'est arrêté (d'après la vidéo) juste au dessu de notre étage. Autre chose d'assez ahurissant : parmi la foule se trouve un homme, autrefois ami de mon père, chez qui ma petite soeur a trouvé la mort. Cette cité avait une âme, elle était joyeuse et vivante, les habitants de divers origines (maghrébens, juifs, espagnol, pieds-noirs ect...) vivaient en très bonne harmonie et l'ambiance ne manquait pas. C'est le coeur gros mêlé de joie, que j'ai vécu en visionnant cette vidéo j'ai revu tous les coins et recoins de mon passé avec une sensation très éprouvant. Un grand MERCI aux auteurs.

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