Si 2013 annonce le centenaire de la naissance d’Albert Camus, 2012 marquait le cinquantenaire de sa disparition et le soixante-dixième anniversaire de la parution du roman L’étranger. Les éditions Gallimard et Futuropolis se sont associées à cette occasion pour en offrir une édition originale, un beau livre selon la formule consacrée, qui présente deux originalités : le grand format d’abord et un nouveau découpage du célèbre roman et surtout les dessins de l’Argentin José Muñoz qui accompagnent le texte de l’enfant de Belcourt.
Au centre du récit, un mouvement de légitime défense, le mouvement Logan’s, organisé en milices. Soucieux de restaurer "le rêve" américain, ses militants agressent les "migrants de l’intérieur" qui depuis six ans s’installent à New York, à commencer par les immigrés arabes et autres "parasites", histoire de les renvoyer chez eux, de les chasser notamment de ces "immeubles Ruppert" où ils logent, du nom de la secrétaire d’Etat aux affaires sociales du président démocrate Lou Mac Arthur.
Le jeune Bilal débarque dans une ville du Nord, ce pourrait être Sangatte ou Calais. Le gamin est Algérien et sans papiers. Il recherche son frère ainé. Infortune de la clandestinité, il se trouve dans les tentacules d’un réseau de passeurs.
Après son incursion dans la communauté vietnamienne de Paris (Quitter Saigon. Mémoire de Viet Kieu, Volume 1, édition La Boîte à bulles), Clément Baloup livre ici un nouveau reportage en BD du côté cette fois des Vietnamiens américains, installés qui à Los Angeles, qui à New York, Charleston en Caroline du Sud, San Francisco ou, plus au sud, San José.
Tome 2 de ce triptyque qui s’est ouvert dans le Harlem des années 20 avec pour héroïne, Anna, jeune et belle métisse serveuse au Benny’s Diner, un restaurant de la 135e rue.
En 2009, Paolo Cossi publiait Le Grand Mal (Dargaud) une BD en noir et blanc sur le génocide arménien. Laurent Galandon pour le scénario et Viviane Nicaise pour le dessin abordent une fois de plus le sujet avec un scénario moins ambitieux que le premier.
Voici le premier volet d’une BD signée Callède et Séjourné, les deux compères à qui l’on doit déjà Tatanka. Dans le Harlem des années 20, les Etats-Unis de la belle Anna ne sont pas encore ceux du président Obama. La jeune fille est une métisse (elle aussi). Une blanche pour les Noirs et une noire pour les Blancs. Rejetée par les uns et par les autres. Pas tous bien sûr. Mais cela ne facilite pas la résolution des questions existentielles.
Pour les nostalgiques des années 60, les amoureux des DS, des 404 et autre 403, les ambiances de bistros populaires, les rues vides d’embouteillages, les gardiens de la paix à moustache, képi sur le crâne, bâton blanc sur le flan et pèlerine sur l’épaule… les dessins de Bruno Heitz sont un enchantement. Après ses neuf volumes d’Hubert un privé à la cambrousse (Seuil), l’auteur et illustrateur refait un tour dans cette France des années 55-60. Sur fond de Guerre d’Algérie et d’attentats OAS, il raconte l’histoire de Jean Paul, provincial débarqué dans la capitale où les escroqueries à l’assurance éclaircissent l’horizon du jeune homme, facilitent son quotidien et rendent les filles du bordel plus abordables…
Immigrants est constitué de témoignages transformés en récits de bande dessinée. L’ouvrage dont la Cité nationale de l’histoire de l’immigration est partenaire correspond à une démarche particulièrement originale. Christophe Dabitch scénariste a recueilli treize témoignages de migrants puis les a confiés à treize auteurs de bande dessinée. Entre les planches, s’intercalent des textes d’historiens dont l’immigration est l’objet d’étude.
Championzé raconte l’histoire du premier champion de boxe français noir, malheureusement oublié depuis. Le coq gaulois, si prompt à bomber le torse quand ses représentants en culottes courtes font flotter les trois couleurs nationales, est resté coi quand ce sportif décrocha un titre mondial. Nul cocorico pour célébrer la victoire de ce costaud dont le nom et la performance ont été effacés des archives et des mémoires. Il est vrai que cela se passait en 1922 et que depuis, le sport et le racisme ont eu d’autres chats à fouetter…
Portail consacré à l'histoire et aux mémoires plurielles de la guerre d'Algérie. Interviews, synthèses historiques, témoignages, ressources, outils pédagogiques...
La Vie des Idées a interrogé deux spécialistes des relations entre migrations et protection sociale. L’un, Paul-André Rosental, historien, s’intéresse à l’Europe de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle...
Exploration et cartographie des diasporas sur les réseaux numériques. Un programme du groupe TIC-Migrations.
Une fresque interactive autour des dessins de Laurent Maffre et des témoignages audio recueillis à l'époque par Monique Hervo. Une création sonore de Fabrice Osinski.
Le site de vidéos et ressources pédagogiques de France 5 consacre un dossier au thème "médias & Immigration" comprenant de nombreux extraits vidéo provenant notamment du fonds de l'Ina.
À lire sur L'Express. Marguerite Abouet avec Aya de Yopougon, Halim Mahmoudi et son Arabico, Edimo et Mbumbo, créateurs de Malamine. Un Africain à Paris... Une génération d'auteurs aborde le thème de l'immigration en France.
Le blog littéraire de Mustapha Harzoune, fidèle chroniqueur livres pour le site Internet de la Cité et la revue Hommes & Migrations.
Réseau international des musées sur les migrations.
La Médiathèque des Trois Mondes, qui propose déjà un important catalogue de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, lance maintenant son service de vidéo à la demande (VOD).
Quel meilleur vecteur que la chanson pour sensibiliser les publics de tous âges à l'extraordinaire pluralité linguistique de la France?
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