Tome 2 de ce triptyque qui s’est ouvert dans le Harlem des années 20 avec pour héroïne, Anna, jeune et belle métisse serveuse au Benny’s Diner, un restaurant de la 135e rue.
En 2009, Paolo Cossi publiait Le Grand Mal (Dargaud) une BD en noir et blanc sur le génocide arménien. Laurent Galandon pour le scénario et Viviane Nicaise pour le dessin abordent une fois de plus le sujet avec un scénario moins ambitieux que le premier.
Voici le premier volet d’une BD signée Callède et Séjourné, les deux compères à qui l’on doit déjà Tatanka. Dans le Harlem des années 20, les Etats-Unis de la belle Anna ne sont pas encore ceux du président Obama. La jeune fille est une métisse (elle aussi). Une blanche pour les Noirs et une noire pour les Blancs. Rejetée par les uns et par les autres. Pas tous bien sûr. Mais cela ne facilite pas la résolution des questions existentielles.
Pour les nostalgiques des années 60, les amoureux des DS, des 404 et autre 403, les ambiances de bistros populaires, les rues vides d’embouteillages, les gardiens de la paix à moustache, képi sur le crâne, bâton blanc sur le flan et pèlerine sur l’épaule… les dessins de Bruno Heitz sont un enchantement. Après ses neuf volumes d’Hubert un privé à la cambrousse (Seuil), l’auteur et illustrateur refait un tour dans cette France des années 55-60. Sur fond de Guerre d’Algérie et d’attentats OAS, il raconte l’histoire de Jean Paul, provincial débarqué dans la capitale où les escroqueries à l’assurance éclaircissent l’horizon du jeune homme, facilitent son quotidien et rendent les filles du bordel plus abordables…
Immigrants est constitué de témoignages transformés en récits de bande dessinée. L’ouvrage dont la Cité nationale de l’histoire de l’immigration est partenaire correspond à une démarche particulièrement originale. Christophe Dabitch scénariste a recueilli treize témoignages de migrants puis les a confiés à treize auteurs de bande dessinée. Entre les planches, s’intercalent des textes d’historiens dont l’immigration est l’objet d’étude.
Championzé raconte l’histoire du premier champion de boxe français noir, malheureusement oublié depuis. Le coq gaulois, si prompt à bomber le torse quand ses représentants en culottes courtes font flotter les trois couleurs nationales, est resté coi quand ce sportif décrocha un titre mondial. Nul cocorico pour célébrer la victoire de ce costaud dont le nom et la performance ont été effacés des archives et des mémoires. Il est vrai que cela se passait en 1922 et que depuis, le sport et le racisme ont eu d’autres chats à fouetter…
L’histoire des colonies françaises en bande-dessinée : voilà une excellente idée ! Les créateurs des éditions FLBLB l’ont eue en 2006. De cette envie de se pencher sur cette histoire, sont nés trois tomes : « L’Amérique française », « L’Empire » et « La Décolonisation ». Grégory Jarry, auteur de romans-photos et scénariste, et Thomas Dupuis, dit Otto T., auteur-dessinateur, ont donc entrepris de raconter de façon pédagogique et humoristique les étapes de cette histoire : c’est décalé, drôle tout en restant informatif.
Eva Schwingenheuer, avec ses 45 dessins sur la burka, propose un cocktail détonnant de subtilité et d’humour en présentant une burka incongrue qui, entre satyre et poésie, prête à sourire. Ce petit livre, qui multiplie les mises en scène de cet ennuyeux bout de tissu, est une réussite.
En Isère comme ailleurs, durant la Première Guerre mondiale, les principaux centres industriels bénéficient de l'apport massif de travailleurs étrangers, venant pour la plupart des colonies françaises. Pour loger ces "soldats de l'autre front", les usines mettent à leur disposition des baraquements en bois rudimentaire regroupés dans des cantonnements. Ces cantonnements de guerre seront par la suite, recyclés pour loger jusque dans les années 1960 d’autres étrangers issus cette fois de l’immigration économique…
Wifredo Óscar de la Concepción Lam y Castilla, dit Wifredo Lam, nait à Cuba en 1902 et meurt à Paris en 1982. Il est le dernier enfant d’un commerçant chinois de Canton établi sur la fin de sa vie à Cuba. Sa mère est mulâtre. Choisissant la voie du surréalisme, il est aussi considéré par ses pairs comme le peintre du métissage…
Exploration et cartographie des diasporas sur les réseaux numériques. Un programme du groupe TIC-Migrations.
Une fresque interactive autour des dessins de Laurent Maffre et des témoignages audio recueillis à l'époque par Monique Hervo. Une création sonore de Fabrice Osinski.
Le site de vidéos et ressources pédagogiques de France 5 consacre un dossier au thème "médias & Immigration" comprenant de nombreux extraits vidéo provenant notamment du fonds de l'Ina.
À lire sur L'Express. Marguerite Abouet avec Aya de Yopougon, Halim Mahmoudi et son Arabico, Edimo et Mbumbo, créateurs de Malamine. Un Africain à Paris... Une génération d'auteurs aborde le thème de l'immigration en France.
Le blog littéraire de Mustapha Harzoune, fidèle chroniqueur livres pour le site Internet de la Cité et la revue Hommes & Migrations.
Réseau international des musées sur les migrations.
La Médiathèque des Trois Mondes, qui propose déjà un important catalogue de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, lance maintenant son service de vidéo à la demande (VOD).
Quel meilleur vecteur que la chanson pour sensibiliser les publics de tous âges à l'extraordinaire pluralité linguistique de la France?
Un site collaboratif sur les migrations à Besançon.
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