C’est à une vaste entreprise que les éditions Belin se sont attelées : rassembler en treize volumes l’histoire de France depuis 481 - où la France n’était pas encore la France mais où commence à se construire le “royaume des Francs” - jusqu’en 2005 et “les temps présents”. Cette collection est dirigée par Joël Cornette avec Jean-Louis Biget et Henry Rousso. Ce premier et magnifique volume, intitulé La France avant la France, s’ouvre en 481 et se referme en 888. Geneviève Bührer-Thierry et Charles Mériaux, en sont les maîtres d’œuvre, leur texte est illustré d’une riche et édifiante iconographie
Et si l’on revenait sur ce Printemps arabe à l’heure où les Tunisiens ont élu une Constituante dominée par les représentants du parti Ennahda, dispensateur (à Dieu ne plaise) de la bonne parole à des ouailles oublieuses. Oublieuses ? Peut-être mais (re)devenues "sujet politique" armé d’une exigence citoyenne et démocratique et à qui, conscient des incertitudes du jeu politique, on ne la fera peut-être pas. Là n’est qu’en partie le sujet du livre de Jocelyne Dakhlia, directrice d'études à l’EHESS, qui revient sur la révolution tunisienne pour interroger l’"aveuglement" de la France à ce qui s’est passé dans ce petit pays à l’origine de grands bouleversements.
Face à face l’historien et le journaliste. Le temps long et l’actualité. Ce sont deux regards sur le monde qui se déploient ici.
Saber Mansouri, est un historien versé dans les études hellénistiques qui a publié en l’espace de deux ans deux livres consacrés à Athènes (La Démocratie athénienne, une affaire d’oisifs ?, André Versaille, 2010 et Athènes vue pas ses métèques, Tallandier, 2011) et, comme arabisant, un essai sur L’Islam confisqué. Manifeste pour un sujet libéré (Actes-Sud, 2010). Cela pour dire que ce disciple de Claude Mossé et de Pierre Vidal-Naquet, enseignant à l’Ecole pratique des hautes études n’est pas un dilettante.
Laura Reeck est professeure de français à l’Allegheny College de Meadville (Pennsylvanie). Elle publie ici son premier ouvrage consacré à quelques écrivains français classés - relégués ? - par la doxa dans le rayon des auteurs "beurs" ou "écrivains de banlieue".
Selon Karine Berger et Valérie Rabault, la France ne pourra pas faire l’économie d’un recours à l’immigration. Comme pour tant d’autres économistes et spécialistes de la question, l’affaire est entendue et les deux auteures, membres du parti socialiste, l’expriment, elles, d’une bien étrange façon…
Et les musulmans par-ci, et les musulmans par-là. Et les immigrés irréguliers par-ci, et les immigrés légaux par-là. Et patati ! et patata ! Et allez qu’à chaque fois depuis des années, je te rajoute une couche dans l’exclusion, la suspicion, l’opprobre. A ce jeu tout devient possible. Le pire surtout. Et les "plus jamais ça" mémoriels des pièges à gogo. On se prépare des jours bien sombres
732. Poitiers. Longtemps considérée comme l’un des mythes fondateurs de la nation française, la fameuse bataille aurait permis à Charles Martel d’"écraser" les Arabes évitant ainsi à la France et à la chrétienté le turban et le hidjab. Que s’y est-il vraiment passé ? Que signifiait pour les contemporains cette belliqueuse passe d’armes entre une coalition chrétienne hétéroclite menée par Charles Martel et une armée sarrasine constituée de Berbères, de Juifs, de Mozarabes, de captifs chrétiens et autres mercenaires dirigée par l’émir Abd er-Rahman ? Quelles traces cette bataille laissa-t-elle dans les mémoires ? C’est à toutes ces questions et quelques autres – notamment la place de l’histoire dans le jeu de l’intégration – que s’attèle le romancier, journaliste et maintenant historien Salah Guemriche.
Petit livre militant proposé par le mouvement Utopia, "mouvement politique de gauche, altermondialiste et écologiste", pour faire le point sur la question des sans-papiers en réfutant, brièvement et de manière didactique, quinze "idées reçues" sur le sujet.
Le réseau du Musée de l’homme fut un des tout premiers réseaux de résistance créé après la défaite française face à l’Allemagne en 1940. Ses membres fondateurs regroupent un anthropologue, Anatole Lewitsky, une bibliothécaire, Yvonne Oddon, et le linguiste Boris Vildé, chef de l’organisation. C’est à travers la biographie de ce dernier, né en Russie puis naturalisé français, que l’auteur Anne Hogenhuis restitue les éléments de cette histoire. Elle retrace l’itinéraire intellectuel du personnage, savant, poète et engagé, qui, de la Russie, en passant par l’Allemagne, jusqu’au Musée de l’homme à Paris l’a conduit à donner sa vie pour son pays d’adoption.
Exploration et cartographie des diasporas sur les réseaux numériques. Un programme du groupe TIC-Migrations.
Une fresque interactive autour des dessins de Laurent Maffre et des témoignages audio recueillis à l'époque par Monique Hervo. Une création sonore de Fabrice Osinski.
Le site de vidéos et ressources pédagogiques de France 5 consacre un dossier au thème "médias & Immigration" comprenant de nombreux extraits vidéo provenant notamment du fonds de l'Ina.
À lire sur L'Express. Marguerite Abouet avec Aya de Yopougon, Halim Mahmoudi et son Arabico, Edimo et Mbumbo, créateurs de Malamine. Un Africain à Paris... Une génération d'auteurs aborde le thème de l'immigration en France.
Le blog littéraire de Mustapha Harzoune, fidèle chroniqueur livres pour le site Internet de la Cité et la revue Hommes & Migrations.
Réseau international des musées sur les migrations.
La Médiathèque des Trois Mondes, qui propose déjà un important catalogue de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, lance maintenant son service de vidéo à la demande (VOD).
Quel meilleur vecteur que la chanson pour sensibiliser les publics de tous âges à l'extraordinaire pluralité linguistique de la France?
Un site collaboratif sur les migrations à Besançon.
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