Victoria, avait neuf ans quand elle débarqua avec sa parentèle à Nice, en 1926. A Constantinople, la famille Handjian échappa aux persécutions de 1915-1916, mais dû, dix ans plus tard, décamper pour un exil sans retour. En France, la vie de cette modeste immigrée "de nationalité réfugiée arménienne" est passée "comme si elle n’avait pas d’histoire ; pas de récit ; pas de Je" ; une "précarité de coton hydrophile" écrit l’auteur, son fils.
Ce colloque proposé dans le cadre du projet de recherche "Transmission et musées" se propose de mettre en perspective l'émergence de l'Autre dans les musées et les politiques patrimoniales.
A l’heure où ce pays est toujours au cœur de l’actualité, Georges Morin publie un ouvrage revu et actualisé, joliment intitulé L’Algérie au cœur des passions, qui revient sur nombre d’idées reçues, dans l’indispensable collection du même nom. Le grand mérite de ce livre est son approche à la fois thématique et chronologique, sur le temps long, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, dans le contexte post printemps arabe. L’histoire et l’actualité brûlante entrent ainsi en résonance.
Octavio et Judith s’aiment. Lui est espagnol par sa famille, elle est juive, d’une longue lignée de juifs algériens. Nous sommes à Oran, juste avant que les Algériens décident de prendre leur destin en main. Ici, les rapports entre les communautés, entre les "indigènes" et les "Français", n’ont rien de fraternels. Qu’importe ! Octavio et Judith se moquent eux des interdits confessionnels et des fermetures communautaires. Ils s’aiment et voilà tout. Pourtant, alors qu’il est à Paris pour y poursuivre des études, Judith épouse le frère aîné d’Octavio, un frère avec qui elle ne partage rien, ou si peu, et qui, en digne fils de son père, se montre même un brin antisémite. Il s’agit là d’une invraisemblance – il y en a deux trois dans le texte -, à tout le moins d’une incompréhension dans ce premier roman ambitieux et exigeant.
Au sein de la guerre d’indépendance algérienne se joue également une terrible "bataille de l’écrit". Les gouvernements successifs, niant tous le conflit pour parler d’ "événements", préfèrent le silence à la liberté d’expression. La loi du 3 avril 1955 sur l’état d’urgence rétablit la censure. Les principes démocratiques s’effacent devant l’impérialisme colonial. Avec les pouvoirs spéciaux votés – y compris par le PCF ! - en 1956, la censure est étendue à l’ensemble des moyens d’expression. Les journaux engagés, Libération, France Observateur, Le Canard enchaîné, L’Express, Témoignage chrétien, sont particulièrement visés. L’Humanité se trouve alors en première ligne.
C’est une somme indispensable. Si l’historiographie des dernières années et les copieuses livraisons éditoriales en cette année du cinquantenaire de la fin des accords d’Évian ont fourni de nombreux ouvrages sur la guerre d’indépendance, aucun - depuis les recherches pionnières de Charles-André Julien puis Charles-Robert Ageron et les travaux de Benjamin Stora - ne proposait de la replacer dans le temps long de la période coloniale. C’est désormais chose faite avec cette Histoire de l’Algérie à la période coloniale 1830-1962. Cette vaste fresque synthétique réunit, en quatre grandes séquences chronologiques, plus d’une centaine d’articles, rédigés par soixante-neuf auteurs.
Au cœur de toute la floraison éditoriale qui marque cette année du cinquantenaire de la fin de la guerre d’indépendance algérienne, ce coffret proposé par Radio France – France culture en partenariat avec l’INA est exceptionnel. Il rassemble en un CD d’une durée de 9h38 des archives sonores de l’époque et des témoignages recueillis de part et d’autre de la Méditerranée.
Abdelkader Djemaï est non seulement le compatriote de l’émir Abdelkader, il est également originaire de la même région, l’Oranie. Comme lui, il a connu l’exil. Un exil imprévu, contraint. Comme lui il est sans doute épris de paix et d’universalité. A coup sûr, il est tout aussi assoiffé de connaissances, passionné de culture, amateur de livres, curieux de découvertes et féru d’études. L’émir avait de quoi hanter l’écrivain.
Voilà ! l’Algérie a célébré sans ostentation selon les commentaires le 50è anniversaire de son indépendance. Sans la France qui n’était pas conviée aux feux d’artifice et festivités diverses. Quand on pense que la réconciliation franco-allemande était sur les rails, elle, dès 1950 !
Les travaux menés sur les frontières depuis quelques décennies offrent de nouvelles approches sur les frontières et les mobilités dans la Péninsule Ibérique au cours du XXe siècle. Ce colloque international se propose de "réunir des propositions analysant les stratégies et les pratiques des différents acteurs opérant sur les frontières, favorisant les mobilités transnationales (passeurs, transporteurs) ou les surveillant (douaniers, policiers)".
Portail consacré à l'histoire et aux mémoires plurielles de la guerre d'Algérie. Interviews, synthèses historiques, témoignages, ressources, outils pédagogiques...
La Vie des Idées a interrogé deux spécialistes des relations entre migrations et protection sociale. L’un, Paul-André Rosental, historien, s’intéresse à l’Europe de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle...
Exploration et cartographie des diasporas sur les réseaux numériques. Un programme du groupe TIC-Migrations.
Une fresque interactive autour des dessins de Laurent Maffre et des témoignages audio recueillis à l'époque par Monique Hervo. Une création sonore de Fabrice Osinski.
Le site de vidéos et ressources pédagogiques de France 5 consacre un dossier au thème "médias & Immigration" comprenant de nombreux extraits vidéo provenant notamment du fonds de l'Ina.
À lire sur L'Express. Marguerite Abouet avec Aya de Yopougon, Halim Mahmoudi et son Arabico, Edimo et Mbumbo, créateurs de Malamine. Un Africain à Paris... Une génération d'auteurs aborde le thème de l'immigration en France.
Le blog littéraire de Mustapha Harzoune, fidèle chroniqueur livres pour le site Internet de la Cité et la revue Hommes & Migrations.
Réseau international des musées sur les migrations.
La Médiathèque des Trois Mondes, qui propose déjà un important catalogue de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, lance maintenant son service de vidéo à la demande (VOD).
Quel meilleur vecteur que la chanson pour sensibiliser les publics de tous âges à l'extraordinaire pluralité linguistique de la France?
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