"Alors ne raconte que ce que tu vois, pas ce que tu penses. En Inde, tu penses mal. Tu crois savoir et tu ne sais rien, tu crois deviner et il n’y a rien à comprendre. Il faut accepter les choses telles qu’elles sont". Voilà le conseil d’une certaine sœur Dolorès qui a derrière elle quelques décennies indiennes et la responsabilité d’un orphelinat du côté de Pondichéry. Elle s’adresse au narrateur, fraîchement débarqué dans la péninsule et qui s’est toqué de tout noter de son séjour.
À travers des extraits de films et des témoignages, ce film raconte la saga d'acteurs et de cinéastes issus de l'immigration maghrébine ayant su renouveler en profondeur le cinéma français.
Pour répondre aux discours qui annoncent l’échec de la société multiculturelle tout en répandant des messages de stigmatisation de l’autre, Témoignage chrétien en partenariat avec Salam News organise une journée de débat autour des racines interculturelles de la société française.
Boualem Sansal est un drôle de type. Cela écrit avec respect et admiration. Voilà un gars aux allures placides qui vous dégomme n’importe qui et n’importe quoi qui aurait l’outrecuidance de lui asticoter le stylo.
Passée la surprise de réaliser que la pièce de Jean-Louis Martinelli J’aurais voulu être égyptien n’est pas l’adaptation du livre éponyme d’Alaa al Aswany mais du deuxième roman de l’auteur égyptien, Chicago, le spectateur se laisse happer par ce spectacle de près de trois heures qui nous plonge dans la vie d’Egyptiens qui, pour une raison ou une autre, ont émigré aux Etats-Unis, à l’instar de l’auteur de L’Immeuble Yacoubian qui a un temps étudié la chirurgie dentaire à Chicago.
A Gaza, étroit littoral palestinien sous contrôle israélien, la pêche ne nourrit plus son homme. Jafar, le pêcheur (campé avec une désarmante loufoquerie par Sasson Gabay, le héros du Retour de la fanfare d’Eran Kolirin que vous n’avez pu oublier), revient souvent bredouille avec dans ses filets plus de chaussures dépareillées, de chiffons, de bidons, que de menu fretin dont il aurait du mal à faire une friture.
Le 26 mai dernier, à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration, Michaël Ferrier recevait le prix littéraire de la Porte Dorée pour Sympathie pour le fantôme. C’est désormais la troisième édition de ce prix qui se prépare pour le comité de lecture chargé de la sélection des ouvrages en compétition. Voici les premières impressions de la responsable du prix sur ce que réserve la rentrée littéraire de septembre.
Après nous avoir donné avec Caramel (2007), une version libanaise de Vénus beauté institut, l’audacieuse Nadine Labaki, réalisatrice et comédienne, forte d’une renommée grandissante, s’est risquée pour son deuxième long-métrage, à une sorte de remake aux couleurs locales, de Lysistrata, la comédie grecque d’Aristophane. Les femmes lassées des querelles masculines qui pour des futilités poussent aux exactions et engendrent des guerres perpétuelles entre les habitants de Sparte et d’Athènes, décrètent la grève de l’amour, tant qu’une paix durable ne sera pas établie entre les deux cités.
Avant de refermer le livre de Kaoutar Harchi, le lecteur ne peut imaginer l’ampleur incommensurable, rédhibitoire du saccage dont il sera question. Cette jeune femme de 25 ans, professeur en littérature et sociologie à la Sorbonne, née strasbourgeoise de parents marocains a écrit une tragédie ; une tragédie antique sur fond d’histoire franco-algérienne.
C’est un drôle de premier roman que ce récit signé Sophie Schulze. Elle y entrelace l’existence de Walter, jeune allemand immigré en France au lendemain de la Première Guerre mondiale, l’exil et l’engagement d’Hannah Arendt, quelques pages et figures de la philosophie allemande et le cheminement de l’idée européenne portée ici par le philosophe juif allemand Husserl et, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, par Robert Schumann. C’est dire si le pari de l’auteure était de mêler petite et grande histoire.
Exploration et cartographie des diasporas sur les réseaux numériques. Un programme du groupe TIC-Migrations.
Une fresque interactive autour des dessins de Laurent Maffre et des témoignages audio recueillis à l'époque par Monique Hervo. Une création sonore de Fabrice Osinski.
Le site de vidéos et ressources pédagogiques de France 5 consacre un dossier au thème "médias & Immigration" comprenant de nombreux extraits vidéo provenant notamment du fonds de l'Ina.
À lire sur L'Express. Marguerite Abouet avec Aya de Yopougon, Halim Mahmoudi et son Arabico, Edimo et Mbumbo, créateurs de Malamine. Un Africain à Paris... Une génération d'auteurs aborde le thème de l'immigration en France.
Le blog littéraire de Mustapha Harzoune, fidèle chroniqueur livres pour le site Internet de la Cité et la revue Hommes & Migrations.
Réseau international des musées sur les migrations.
La Médiathèque des Trois Mondes, qui propose déjà un important catalogue de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, lance maintenant son service de vidéo à la demande (VOD).
Quel meilleur vecteur que la chanson pour sensibiliser les publics de tous âges à l'extraordinaire pluralité linguistique de la France?
Un site collaboratif sur les migrations à Besançon.
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