Identité culturelle et relations interculturelles

Le royaume sans racines

Publié le : 18/10/2013
Couverture de l'ouvrage

Sema Kiliçkaya, In Octavo éditions, 2013

"C’était cela l’Europe, une double journée de travail, une vie sociale réduite à néant, les quolibets de ceux qui avaient l’avantage d’être du coin, un ciel bas et pesant et des enfants que l’on perdait, soit parce qu’ils étaient malencontreusement tués, soit parce qu’ils dérivaient doucement hors de votre culture. Est-ce que les candidats au départ savaient tout cela ? Quand bien même l’eussent-ils su, cela les aurait-il empêché de continuer à rêver ? Certainement pas. Car c’était ça, l’Europe : un rêve".

Le bleu des abeilles

Publié le : 18/10/2013

Laura Alcoba, Gallimard 2013, 123 pages, 15,90 euros.

Dans La vie des abeilles, Maurice Maeterlink écrit que "le bleu est la couleur préférée des abeilles". Aux heures sombres de la tyrannie et de l’éloignement, ce livre réussira à réunir un père et sa fille. Cette bibliographique et colorée référence renvoie aux souvenirs d’une gamine, débarquée en France âgée d’une dizaine d’années. Elle arrivait d’Argentine et rejoignait sa mère. 

Le chat du Yangtsé

Publié le : 17/10/2013
couverture de l'ouvrage

Catherine de La Clergerie (texte) Claire de Gastold (illustration), édition Philippe Picquier, 2013. Jeunesse à partir de 6 ans

Belleville. Quartier chinois. Ses devantures et ses inscriptions énigmatiques. Ses aliments et ses produits exotiques débordant des rayons et des étals. Belleville terre de fascination et d’interrogations. Terre de rencontres. Victor et ses parents décident un soir de pluie d’entrer dans un restaurant chinois, Chez Tou Fou

Rue des Voleurs

Publié le : 21/05/2013
Couverture Rue des voleurs

Mathias Enard, Actes-Sud 2012, 252 pages, 21,50€.

Dans Parle-leur de batailles, de roi et d’éléphants (Actes-Sud 2010) Mathias Enard s’intéressait à un pont qui devait être "le ciment d’une cité", pas n’importe laquelle, Constantinople, "la cité des empereurs et des sultans". Un pont politique, un pont jeté au-dessus des interdits, entre les désirs d’une musulmane et d’un chrétien (Michel-Ange) à qui elle murmure : "Je ne te connais pas étranger. (…) Prends un peu de ma beauté, du parfum de ma peau. On te l’offre. Ce ne sera ni une trahison, ni un serment ; ni une défaite, ni une victoire. Juste deux mains s’emprisonnant, comme des lèvres se pressent sans s’unir jamais". Changement de décor avec Rue des Voleurs, mais pas de thèmes.

Les Désorientés

Publié le : 30/04/2013
Couverture de l'ouvrage

Amin Maalouf, Grasset 2012, 520 pages, 22€.  

Dans Les Désorientés, Adam, professeur d’histoire exilé en France depuis une vingtaine d’années, s’en retourne pour la première fois vers le pays où il est né. Mourad, un ami d’enfance, se meurt et le réclame à son chevet. Il arrivera trop tard.

Mohamed Kadded, L’homme de verre

Publié le : 26/04/2013
Couverture de l'ouvrage

Marie Paule Richard, éditions La passe du vent, 2012

Poète et cinéaste, Mohamed Kadded est né en 1971 à Oullins dans le Rhône et a décidé, en 2007, de mettre fin à ses jours. Il avait 36 ans. Auteur de plusieurs courts métrages et documentaires, il a aussi publié des poèmes dans plusieurs revues et fait paraître un recueil, intitulé justement L’homme de verre, en 2000 aux éditions Poésie et rencontres. Ce livre est à la fois un hommage et une présentation de ce jeune homme et de son œuvre par Marie Paule Richard, qui rencontra, alors qu’elle officiait comme documentaliste d’un collège de la région lyonnaise, celui qui n’était qu’un élève "singulier". 

Liège, oui

Publié le : 15/04/2013
Couverture de l'ouvrage

Joanne Anton, édition Allia, 2013

Le livre s’ouvre sur ces premiers mots : "Tu n’es pas sans identité. Tu en as une, évidemment. Tes papiers disent que tu es née à Liège, de parents nés à Liège ; ils ne précisent pas que l’un des deux t’est totalement étranger et que Liège t’est devenue, après un départ définitif, de plus en plus étrangère. (…) Tu t’es éloignée jusqu’à exiger un pays plus grand que le tien entre toi et cette ville ; il y a eu dans cette ville quelque chose à fuir, pour aller de l’avant comme on dit"

L’Etranger

Publié le : 09/04/2013
Couverture de l'ouvrage

Albert Camus, José Muñoz, éditions Gallimard et Futoropolis, 2012

Si 2013 annonce le centenaire de la naissance d’Albert Camus, 2012 marquait le cinquantenaire de sa disparition et le soixante-dixième anniversaire de la parution du roman L’étranger. Les éditions Gallimard et Futuropolis se sont associées à cette occasion pour en offrir une édition originale, un beau livre selon la formule consacrée, qui présente deux originalités : le grand format d’abord et un nouveau découpage du célèbre roman et surtout les dessins de l’Argentin José Muñoz qui accompagnent le texte de l’enfant de Belcourt.

19ème Maghreb des livres

Publié le : 06/02/2013
Affiche 19e Maghreb des livres

Les samedi 16 et dimanche17 février 2013 à l’Hôtel de ville de Paris.

Organisé par l’association Coup de soleil, le 19ème Maghreb des livres a pour objectif de mettre en valeur l’ensemble de la production éditoriale (littérature, essais, BD, beaux-livres) relative au Maghreb de l’année 2012 à travers cafés littéraires, cartes blanches, entretiens, lectures, rencontres et tables-rondes. Les lettres algériennes y seront à l’honneur.

Deuxième femme

Publié le : 31/01/2013
Couverture de l'ouvrage

Caroline Pochon, Buchet-Chastel, 2013

Le monde est donc devenu global, le village planétaire, les peuples, les cultures se métisseraient à tire-larigot, les corps et les âmes se mêleraient dans une dynamique de création et d’innovation, bousculant frontières et fermetures, inventant une nouvelle relation au monde et à l’Autre. Tout cela est joli, sémillant, prometteur. Mais, à bien lire quelques penseurs érudits et sans doute clairvoyants, tout cela exigerait entre autres une éthique de relation dont l’un des éléments constitutifs serait de substituer aux monologues des uns et à la surdité des autres, des rapports et une pensée dialogiques, une conscience réflexive permettant de penser le commun de l’humain et de mesurer les "écarts" des uns et des autres dans le maelström des valeurs et pratiques communes.