C’est une longue et minutieuse chronique que livre Ha Jin. Elle se dessine en minces chapitres qui sont autant d’épisodes de la vie du couple formé par Nan Wu et son épouse Pingping, immigrés aux Etats-Unis, avec leur fils Taotao.
Sabri Louatah ! Voici un nouveau venu dans la carrière. La France littéraire grouille de jeunes talents qui viennent redorer le blason des lettres nationales à tout le moins y mettre leur grain de sel, réinventer les genres, bousculer la langue et élargir les horizons. Sans compter que questions horizons, si nos nouvelles plumes (Faïza Guène, Kamel Hajaji, Mabrouck Rachedi, Hafid Aggoune ou Kaoutar Harchi) semblent bien pâlottes dans la basse-cour des gallinacées tricolores, on sait mieux les apprécier au delà des frontières nationales où elles font rayonner la culture française.
Peut-on écrire qu’il y a des romans d’anciens combattants comme, au temps déjà lointain des "cheveux longs et des idées courtes", la jeunesse acnéique de France se montrait imperméable aux antiennes des anciens qui s’en allaient répétant, ad libitum, ce que fut leur 20 ans héroïque dans le bruit et la fureur des hommes ? Cela est sans doute un peu sévère, mais les premières pages du nouveau roman d’Azouz Begag font penser à d’autres, déjà lues et moult fois encore.
Philippe Faucon n’est pas un naïf qui se laisserait duper par les idéologies qui parlent à la place des faits, ni un cynique qui se satisferait des outrances. Depuis une vingtaine d’années, il place sa caméra au cœur « des territoires en friche de la nation » (les banlieues, les cités, les quartiers difficiles) et, sans démagogie, ni manichéisme, il s’attache à dépeindre des vérités parcellaires et contradictoires, des individus aux parcours singuliers.
Malgré les apparences, ce ne sera pas une nuit banale dans la vie agitée mais routinière de Simon Weiss, commandant à la mondaine. Carré, rugueux, taciturne, l’homme a l’air taillé sur mesure pour la fonction et son profil de baroudeur atteste une solide expérience.
Dinaw Mengestu, nouvelle figure de la littérature nord américaine revient en France avec un deuxième roman traduit par les éditions Albin Michel. En 2007 il reçu le Prix du meilleur premier roman étranger pour Les Belle choses que porte le ciel (Albin Michel, 2007). Aux USA, il fut distingué par le très sélect New Yorker comme l’un des vingt meilleurs écrivains américains de moins de 40 ans.
Dans un rapport à la fois dense et précis, la Cimade publie ici un état des lieux des politiques migratoires en France et leurs conséquences pour les migrants. Cet état des lieux est le fruit des retours d'expérience de ses militants et observateurs sur une période allant de 2009 à 2010.
Abdelkader Railane, ch’ti de naissance et Yssingelais d’adoption, signe ici son premier roman à la tonalité largement autobiographique. Il dirige depuis 2004 la Mission locale d’Yssingeaux, au sud de Saint-Etienne et ferraille au sein de la COPEC (Commission pour la promotion de l’égalité des chances et de la citoyenneté) en Haute-Loire, pour faire avancer quelques dossiers et thèmes qui lui tiennent à cœur. Ajoutons qu’il est un ancien champion de boxe et cela a son importance dans l’écriture de ce livre. Car Abdelréda, le héros d’En pleine face, va devoir chausser des gants de boxe pour tout simplement gagner le droit de rester en France. Tout un symbole.
Pour son troisième long-métrage, Maïwenn a choisi de nous entraîner dans une drôle de comédie policière.
Saber Mansouri, est un historien versé dans les études hellénistiques qui a publié en l’espace de deux ans deux livres consacrés à Athènes (La Démocratie athénienne, une affaire d’oisifs ?, André Versaille, 2010 et Athènes vue pas ses métèques, Tallandier, 2011) et, comme arabisant, un essai sur L’Islam confisqué. Manifeste pour un sujet libéré (Actes-Sud, 2010). Cela pour dire que ce disciple de Claude Mossé et de Pierre Vidal-Naquet, enseignant à l’Ecole pratique des hautes études n’est pas un dilettante.
Un site collaboratif sur les migrations à Besançon.
Enseignants
Presse
Mécénat
Marchés publics
Location d'espaces
Tous droits réservés. © Établissement public du Palais de la Porte Dorée, Cité nationale de l'histoire de l'immigration, 2013
