Le meilleur des jours

Publié le : 14/06/2013
Couverture

Yassaman Montazami, Sabine Wespieser, 2012

Le Meilleur des Jour est une miniature, une météorite littéraire dédiée à un homme rare et attachant : Behrouz, exilé iranien à Paris, éternel étudiant et père de la narratrice. En une centaine de pages, légères, drôles, alertes, attendrissantes, poignantes enfin quand elle évoque la maladie et la mort, Yassaman Montazami dresse le portrait d’une sorte de saint laïc, à mi chemin entre un personnage d’Albert Cossery et, moins pour le physique que pour son heureuse symbolique, un bouddha rieur. 

Rue des Voleurs

Publié le : 21/05/2013
Couverture de l'ouvrage

Mathias Enard, Actes-Sud 2012, 252 pages, 21,50€.

Dans Parle-leur de batailles, de roi et d’éléphants (Actes-Sud 2010) Mathias Enard s’intéressait à un pont qui devait être "le ciment d’une cité", pas n’importe laquelle, Constantinople, "la cité des empereurs et des sultans". Un pont politique, un pont jeté au-dessus des interdits, entre les désirs d’une musulmane et d’un chrétien (Michel-Ange) à qui elle murmure : "Je ne te connais pas étranger. (…) Prends un peu de ma beauté, du parfum de ma peau. On te l’offre. Ce ne sera ni une trahison, ni un serment ; ni une défaite, ni une victoire. Juste deux mains s’emprisonnant, comme des lèvres se pressent sans s’unir jamais". Changement de décor avec Rue des Voleurs, mais pas de thèmes.

Mélo

Publié le : 10/05/2013
Couverture de l'ouvrage

Frédéric Ciriez, éditions Verticales 2013

Dans Mélo, Frédéric Ciriez auteur Des néons sous la mer (Verticales, 2008) livre un travail d’orfèvre, une construction et une langue à la fois précises, dégraissées, bougrement efficaces où, par un subtil jeu de miroir, scintillent de multiples reflets dans lesquels l’imaginaire et la réflexion du lecteur trouvent à s’épanouir ; en toute liberté. 

Les Désorientés

Publié le : 30/04/2013
Couverture de l'ouvrage

Amin Maalouf, Grasset 2012, 520 pages, 22€.  

Dans Les Désorientés, Adam, professeur d’histoire exilé en France depuis une vingtaine d’années, s’en retourne pour la première fois vers le pays où il est né. Mourad, un ami d’enfance, se meurt et le réclame à son chevet. Il arrivera trop tard.

Mohamed Kadded, L’homme de verre

Publié le : 26/04/2013
Couverture de l'ouvrage

Marie Paule Richard, éditions La passe du vent, 2012

Poète et cinéaste, Mohamed Kadded est né en 1971 à Oullins dans le Rhône et a décidé, en 2007, de mettre fin à ses jours. Il avait 36 ans. Auteur de plusieurs courts métrages et documentaires, il a aussi publié des poèmes dans plusieurs revues et fait paraître un recueil, intitulé justement L’homme de verre, en 2000 aux éditions Poésie et rencontres. Ce livre est à la fois un hommage et une présentation de ce jeune homme et de son œuvre par Marie Paule Richard, qui rencontra, alors qu’elle officiait comme documentaliste d’un collège de la région lyonnaise, celui qui n’était qu’un élève "singulier". 

Liège, oui

Publié le : 15/04/2013
Couverture de l'ouvrage

Joanne Anton, édition Allia, 2013

Le livre s’ouvre sur ces premiers mots : "Tu n’es pas sans identité. Tu en as une, évidemment. Tes papiers disent que tu es née à Liège, de parents nés à Liège ; ils ne précisent pas que l’un des deux t’est totalement étranger et que Liège t’est devenue, après un départ définitif, de plus en plus étrangère. (…) Tu t’es éloignée jusqu’à exiger un pays plus grand que le tien entre toi et cette ville ; il y a eu dans cette ville quelque chose à fuir, pour aller de l’avant comme on dit"

39 rue de Berne

Publié le : 15/03/2013
Couverture de l'ouvrage

Max Lobe, édition Zoé, 2013

Entre deux invocations au soleil, l’oncle Démoney avait prévenu Dipita, son neveu : "mon fils, ne soit jamais comme ces hommes blancs qui pleurent comme des femmes ou qui font des mauvaises choses avec des hommes comme eux". C’est dit ! Pourtant, des années plus tard, Dipita, se retrouve dans la prison de Champ-Dollon à Genève, pour avoir justement enfreint le double avertissement avunculaire. 

Des chiffres et des litres

Publié le : 04/03/2013
Couverture de l'ouvrage

Rachid Santaki, édition Moissons rouges, 2012

Rachid Santaki est né en 1973 à Saint-Ouen, a grandi à Saint-Denis, c’est sans doute ce qui lui a donné l’énergie nécessaire pour être à la fois entrepreneur, journaliste, scénariste et romancier. Il a signé La petite cité dans la prairie (Bords de l'eau, 2008), Les anges s'habillent en caillera (Moisson rouge, 2011) et un roman est annoncé pour les prochains jours, Flic Ou Caillera, chez Masque.

Arménienne

Publié le : 14/02/2013
Couverture de l'ouvrage

Martin Melkonian, Maurice Nadeau, 2012

Victoria, avait neuf ans quand elle débarqua avec sa parentèle à Nice, en 1926. A Constantinople, la famille Handjian échappa aux persécutions de 1915-1916, mais dû, dix ans plus tard, décamper pour un exil sans retour. En France, la vie de cette modeste immigrée "de nationalité réfugiée arménienne" est passée "comme si elle n’avait pas d’histoire ; pas de récit ; pas de Je" ; une "précarité de coton hydrophile" écrit l’auteur, son fils. 

Les Sauvages 2

Publié le : 11/02/2013
Couverture de l'ouvrage

Sabri Louatah, Flammarion, 2012

Tome 2 des Sauvages, révélation de l’année 2012 du tout juste trentenaire Sabri Louatah qui vient de se voir décerner, en décembre dernier, le Prix Lire du premier roman français pour ces deux livraisons d’une série qui devrait en comprendre quatre. L’enquête feuilletonesque aux multiples rebondissements traque les commanditaires de l’attentat perpétré contre Idder Chaouch, candidat socialiste à la présidentielle, candidat "issu de la diversité" donc - selon les usages, les précautions de langage et les boursouflures du moment. 

Twitter

citeimmigration

Cité immigration

@citeimmigration