"Alors ne raconte que ce que tu vois, pas ce que tu penses. En Inde, tu penses mal. Tu crois savoir et tu ne sais rien, tu crois deviner et il n’y a rien à comprendre. Il faut accepter les choses telles qu’elles sont". Voilà le conseil d’une certaine sœur Dolorès qui a derrière elle quelques décennies indiennes et la responsabilité d’un orphelinat du côté de Pondichéry. Elle s’adresse au narrateur, fraîchement débarqué dans la péninsule et qui s’est toqué de tout noter de son séjour.
C’est une longue et minutieuse chronique que livre Ha Jin. Elle se dessine en minces chapitres qui sont autant d’épisodes de la vie du couple formé par Nan Wu et son épouse Pingping, immigrés aux Etats-Unis, avec leur fils Taotao.
Sabri Louatah ! Voici un nouveau venu dans la carrière. La France littéraire grouille de jeunes talents qui viennent redorer le blason des lettres nationales à tout le moins y mettre leur grain de sel, réinventer les genres, bousculer la langue et élargir les horizons. Sans compter que questions horizons, si nos nouvelles plumes (Faïza Guène, Kamel Hajaji, Mabrouck Rachedi, Hafid Aggoune ou Kaoutar Harchi) semblent bien pâlottes dans la basse-cour des gallinacées tricolores, on sait mieux les apprécier au delà des frontières nationales où elles font rayonner la culture française.
Le nouveau roman de Sylvain Prudhomme est une longue phrase, sans points. Comme si l’histoire racontée ne cessait de se poursuivre, de progresser dans les méandres d’une ponctuation toujours provisoire, jamais définitive, renouvelée, jusqu’au point d’interrogation final, un point d’horizon incertain.
Peut-on écrire qu’il y a des romans d’anciens combattants comme, au temps déjà lointain des "cheveux longs et des idées courtes", la jeunesse acnéique de France se montrait imperméable aux antiennes des anciens qui s’en allaient répétant, ad libitum, ce que fut leur 20 ans héroïque dans le bruit et la fureur des hommes ? Cela est sans doute un peu sévère, mais les premières pages du nouveau roman d’Azouz Begag font penser à d’autres, déjà lues et moult fois encore.
Ce n’est pas sans craintes que l’on aborde un roman avec un titre aussi kitsch. Kabylie Twist… Trop souvent, le clinquant n’augure rien de bon. Et pourtant dès les premières pages, l’appréhension tombe. On découvre une histoire ficelée où se croise une dizaine de personnages et, même si cela patine en cours de route, les ressorts du récit, les émotions transmises, la densité des caractères et des situations très diverses emportent l’adhésion.
Avec ce titre provocant emprunté à un des Petits poèmes en prose de Baudelaire, Shumona Sinha annonce la couleur : elle ne va pas faire dans le politiquement correct. Et c’est sûrement parce qu’elle-même est née à Calcutta qu’elle peut se permettre cette liberté de ton pour parler de l’immigration indienne.
Dinaw Mengestu, nouvelle figure de la littérature nord américaine revient en France avec un deuxième roman traduit par les éditions Albin Michel. En 2007 il reçu le Prix du meilleur premier roman étranger pour Les Belle choses que porte le ciel (Albin Michel, 2007). Aux USA, il fut distingué par le très sélect New Yorker comme l’un des vingt meilleurs écrivains américains de moins de 40 ans.
C’est avec beaucoup de pudeur et de délicatesse que Léonor de Récondo décrit comment l’histoire transforme les corps et les âmes d’une famille de réfugiés espagnols. Après avoir été hébergé à Hendaye par Mademoiselle Eglantine, cette famille qui fuit une mort certaine va se terrer, anonyme, dans une ferme des Landes.
Abdelkader Railane, ch’ti de naissance et Yssingelais d’adoption, signe ici son premier roman à la tonalité largement autobiographique. Il dirige depuis 2004 la Mission locale d’Yssingeaux, au sud de Saint-Etienne et ferraille au sein de la COPEC (Commission pour la promotion de l’égalité des chances et de la citoyenneté) en Haute-Loire, pour faire avancer quelques dossiers et thèmes qui lui tiennent à cœur. Ajoutons qu’il est un ancien champion de boxe et cela a son importance dans l’écriture de ce livre. Car Abdelréda, le héros d’En pleine face, va devoir chausser des gants de boxe pour tout simplement gagner le droit de rester en France. Tout un symbole.
Exploration et cartographie des diasporas sur les réseaux numériques. Un programme du groupe TIC-Migrations.
Une fresque interactive autour des dessins de Laurent Maffre et des témoignages audio recueillis à l'époque par Monique Hervo. Une création sonore de Fabrice Osinski.
Le site de vidéos et ressources pédagogiques de France 5 consacre un dossier au thème "médias & Immigration" comprenant de nombreux extraits vidéo provenant notamment du fonds de l'Ina.
À lire sur L'Express. Marguerite Abouet avec Aya de Yopougon, Halim Mahmoudi et son Arabico, Edimo et Mbumbo, créateurs de Malamine. Un Africain à Paris... Une génération d'auteurs aborde le thème de l'immigration en France.
Le blog littéraire de Mustapha Harzoune, fidèle chroniqueur livres pour le site Internet de la Cité et la revue Hommes & Migrations.
Réseau international des musées sur les migrations.
La Médiathèque des Trois Mondes, qui propose déjà un important catalogue de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, lance maintenant son service de vidéo à la demande (VOD).
Quel meilleur vecteur que la chanson pour sensibiliser les publics de tous âges à l'extraordinaire pluralité linguistique de la France?
Un site collaboratif sur les migrations à Besançon.
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