Disons le d’entrée, le livre ne renouvelle par la recherche et les savoirs sur l’histoire de la Guerre d’Algérie. Il offre l’occasion de remettre en perspective cette guerre non pas depuis 1954 mais depuis l’irruption de l’armada française sur la terre algérienne jusqu’en 1957, année où se termine ce premier tome. Nos deux auteurs montrent que l’opposition algérienne à la conquête, puis au colonialisme et enfin la revendication d’indépendance, n’a jamais cessé. C’est peut-être le premier enseignement de ce livre : la présence étrangère sur cette terre fut toujours perçue, de manière plus ou moins tranchante, comme illégitime.
Voilà que l’on prétend réduire l’arrivée annuelle des immigrés à 10 000 gugusses et autres enamourés de Français(es), naturalisé(e)s ou pas. D’autres annoncent vouloir diviser par deux (pourquoi par deux ?) le nombre de ces entrées pour le ramener à quelques 90 000 par an. Il semble que l’immigration soit un sujet trop sérieux – parce que d’abord et avant tout une question humaine – et compliqué pour le laisser entre les mains des politiques et autres experts qui le rabaissent à la seule dimension statistique, elle-même ravalée à une vulgaire addition de bistro.
À l’occasion du cinquantenaire de la fin de la guerre et de l’indépendance de l’Algérie, la salutaire collection "idées reçues" des éditions du Cavalier bleu s’enrichit d’un titre signé par l’historienne Sylvie Thénault, chargée de recherches au CNRS, spécialiste de la répression coloniale et de la guerre d’indépendance algérienne.
Le mardi 17 octobre 1961, en pleine guerre d’Algérie, des Algériens tentent de manifester pacifiquement à Paris contre le couvre-feu décrété par le préfet de police Maurice Papon. Cette mobilisation, organisée à l’appel du FLN, sera sauvagement réprimée. Un massacre longtemps étouffé.
Dans Les Espagnols en France, Une vie au-delà des Pyrénées, Didier Debord et Bruno Vargas reviennent sur l’immigration hispanique au XXe siècle. Ils le font à l’aide d’une présentation générale, de témoignages et de portraits de Français d’origine espagnole, et ce, sur trois générations.
Voici la deuxième édition de l'ouvrage de Philippe Rygiel. Il y analyse les migrations internationales qui touchèrent l’Amérique du Nord et l’Europe du Nord-Ouest, du milieu du XIXe siècle jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
Universitaire et auteur, fondateur en 1979 et directeur jusqu’en 2003 du Centre de recherches tsiganes de l’université Paris-Descartes, Jean-Pierre Liégeois livre en une centaine de pages, tout ce qu’il faut savoir (ou presque) sur ces Roms, Tsiganes, Egyptiens, Gitans ou Gypsis, Bohémiens, Manouches... Une centaine de pages pour essayer de chasser de nos esprits ces préjugés qui font des Roms des voleurs, des délinquants, des adeptes de la sorcellerie et autre diablerie, des mendiants dont les grosses cylindrées qui tractent de belles caravanes inoculent le virus de la suspicion chez les bonnes gens.
Cet ouvrage collectif se propose de donner à l’histoire des migrations sa vraie place dans les programmes scolaires en suscitant une réflexion sur les pratiques pédagogiques. Il s’agit de permettre, de manière pluridisciplinaire, ouverte et stimulante, une connaissance et un questionnement des phénomènes migratoires sous des angles multiples : historique, géographique, sociologique, économique, linguistique, artistique, mémoriel…
Y a t-il trop d’immigrés en France ? Malgré une législation pléthorique et sans cesse renouvelée, les pouvoirs publics ont-ils les moyens de contrôler les flux migratoires ? Ont-ils seulement les moyens de les mesurer et d’en apprécier les effets et les contours ? Faudra-t-il recourir aux migrants pour freiner le vieillissement de la population, rétablir les comptes publics et enrayer les déficits sociaux ? L’immigration favorise-t-elle la croissance ? Quels sont ces effets sur l’emploi, sur le niveau des salaires ? C’est à toutes ces questions, et à quelques autres, que s’applique à répondre Michèle Tribalat.
L‘immigration n’aurait-elle pas toujours été « choisie », sélectionnée, appelée, encouragée etc. ? « Choisie » et… rejetée au gré des circonstances économiques ou militaires et des tambouilles électorales. « Choisie » et parfois même « forcée ». C’est ce qui est arrivé à quelques 20 000 Indochinois entre 1939 et 1952 que la France impériale a enrôlés de force, et fait venir fissa. En l’espace de six mois, ils ont débarqué en métropole, pour soutenir l’appareil de production de ce qui était alors la « mère patrie » et non un Eldorado assiégé par tous les miséreux de la planète…
Exploration et cartographie des diasporas sur les réseaux numériques. Un programme du groupe TIC-Migrations.
Une fresque interactive autour des dessins de Laurent Maffre et des témoignages audio recueillis à l'époque par Monique Hervo. Une création sonore de Fabrice Osinski.
Le site de vidéos et ressources pédagogiques de France 5 consacre un dossier au thème "médias & Immigration" comprenant de nombreux extraits vidéo provenant notamment du fonds de l'Ina.
À lire sur L'Express. Marguerite Abouet avec Aya de Yopougon, Halim Mahmoudi et son Arabico, Edimo et Mbumbo, créateurs de Malamine. Un Africain à Paris... Une génération d'auteurs aborde le thème de l'immigration en France.
Le blog littéraire de Mustapha Harzoune, fidèle chroniqueur livres pour le site Internet de la Cité et la revue Hommes & Migrations.
Réseau international des musées sur les migrations.
La Médiathèque des Trois Mondes, qui propose déjà un important catalogue de films d'Afrique, d'Asie et d'Amérique, lance maintenant son service de vidéo à la demande (VOD).
Quel meilleur vecteur que la chanson pour sensibiliser les publics de tous âges à l'extraordinaire pluralité linguistique de la France?
Un site collaboratif sur les migrations à Besançon.
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