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        <title>Les podcasts de l'UniverCité - Saison 2011-2012</title>
        <link>http://www.histoire-immigration.fr</link>
        <copyright>Copyright 2012 Cité nationale de l'histoire de l'immigration</copyright>
        <itunes:author>Cité nationale de l'histoire de l'immigration</itunes:author>
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        <description>L'UniverCité, cycle de conférences de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration</description>
        <itunes:subtitle>L'UniverCité, cycle de conférences de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration</itunes:subtitle>
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        <managingEditor>web@histoire-immigration.fr (Renaud Sagot)</managingEditor>
        <webMaster>web@histoire-immigration.fr (Renaud Sagot)</webMaster>
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            <itunes:name>CIté nationale de l'histoire de l'immigration</itunes:name>
            <itunes:email>web@histoire-immigration.fr</itunes:email>
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        <itunes:summary>Un cycle de conférences qui interroge l'histoire de l'immigration et la
confronte aux débats de notre temps. </itunes:summary>
        <language>fr</language>
        <item>
            <title>Chocolat, clown nègre</title>
            <pubDate>Thu, 7 Jun 2012 00:00:00 +0200</pubDate>
            <author>web@histoire-immigration.fr (Gérard Noiriel)</author>
            <link>http://www.histoire-immigration.fr/podcast/univercite_2011_2012/20120607/noiriel_20120607.mp3</link>
            <description>Conférence de Gérard Noiriel directeur d’études à l’EHESS, à l’occasion de la sortie de son ouvrage éponyme. Conférence animée par Marianne Amar, responsable du département Recherche, Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Jeudi 7 juin 2012 à 18h30. Jeune esclave cubain vendu à un marchand portugais, valet de ferme, groom puis mineur à Bilbao, Rafael arrive à Paris en 1886 et s’impose rapidement comme artiste de cirque. Il fait rire les Français qui n’ont jamais vu de Noirs, en devenant Chocolat, "le clown nègre", l’auguste battu par Footit, le clown blanc.
Ami de Toulouse-Lautrec, il devient l’un des personnages les plus populaires de la scène parisienne. Mais l’Affaire Dreyfus marque un coup d’arrêt dans sa carrière. Désormais, le clown nègre ne fait plus rire, et Chocolat devient encombrant. Rafael meurt en 1917, dans la misère. Enterré dans le carré des indigents, il n’aura pas sa place dans notre mémoire collective, et son rôle ne sera jamais reconnu dans l’histoire du spectacle vivant.
En retraçant l’itinéraire exceptionnel d’un artiste qui fut aussi danseur, chanteur et comédien, Gérard Noiriel s’interroge sur les raisons de son triomphe et de son déclin, sur les stéréotypes d’une époque qui vit de manière concomitante la naissance des actualités et de la publicité. Il décrit les combats d’un homme qui sut défendre sa dignité en jouant sur les préjugés de son temps et réhabilite ainsi celui qui a été jusqu’à aujourd’hui "chocolat" dans notre histoire nationale. [présentation de l'éditeur]</description>
            <comments>http://www.histoire-immigration.fr/histoire-de-l-immigration/les-podcasts-de-l-univercite/saison-2011-2012</comments>
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            <itunes:subtitle>Conférence de Gérard Noiriel directeur d’études à l’EHESS, à l’occasion de la sortie de son ouvrage éponyme. Jeudi 7 juin 2012 à 18h30.</itunes:subtitle>
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            <itunes:summary>Conférence de Gérard Noiriel directeur d’études à l’EHESS, à l’occasion de la sortie de son ouvrage éponyme. Conférence animée par Marianne Amar, responsable du département Recherche, Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Jeudi 7 juin 2012 à 18h30. Jeune esclave cubain vendu à un marchand portugais, valet de ferme, groom puis mineur à Bilbao, Rafael arrive à Paris en 1886 et s’impose rapidement comme artiste de cirque. Il fait rire les Français qui n’ont jamais vu de Noirs, en devenant Chocolat, "le clown nègre", l’auguste battu par Footit, le clown blanc.
Ami de Toulouse-Lautrec, il devient l’un des personnages les plus populaires de la scène parisienne. Mais l’Affaire Dreyfus marque un coup d’arrêt dans sa carrière. Désormais, le clown nègre ne fait plus rire, et Chocolat devient encombrant. Rafael meurt en 1917, dans la misère. Enterré dans le carré des indigents, il n’aura pas sa place dans notre mémoire collective, et son rôle ne sera jamais reconnu dans l’histoire du spectacle vivant.
En retraçant l’itinéraire exceptionnel d’un artiste qui fut aussi danseur, chanteur et comédien, Gérard Noiriel s’interroge sur les raisons de son triomphe et de son déclin, sur les stéréotypes d’une époque qui vit de manière concomitante la naissance des actualités et de la publicité. Il décrit les combats d’un homme qui sut défendre sa dignité en jouant sur les préjugés de son temps et réhabilite ainsi celui qui a été jusqu’à aujourd’hui "chocolat" dans notre histoire nationale. [présentation de l'éditeur]</itunes:summary>
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            <itunes:author>Gérard Noiriel directeur d’études à l’EHESS</itunes:author>
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            <title>Les Français et les Amériques. Exils et migrations (1815-1914)
</title>
            <pubDate>Thu, 3 May 2012 18:30:00 +0200</pubDate>
            <author>web@histoire-immigration.fr (Sylvie Aprile - Laurent Dornel)</author>
            <link>http://www.histoire-immigration.fr/podcast/univercite_2011_2012/20120503/aprile_dornel_20120503.mp3</link>
            <description>Conférence de Sylvie Aprile, professeur en histoire contemporaine, Université Lille III, IRHIS-UMR CNRS et de Laurent Dornel, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, animée par Emmanuelle Loyer, professeur en histoire contemporaine, Sciences Po Paris. Jeudi 3 Mai 2012 à 18h30. Évoquer les migrations à propos de la France conduit généralement à s’interroger sur la réception, c’est-à-dire l’accueil ou le rejet par les Français des immigrés, à relire une histoire des politiques de l’État français à l’égard des étrangers, à répertorier les motivations et les appartenances communautaires de ceux qui sont venus s’installer en France pour des raisons économiques et politiques. On évoque plus rarement - à juste titre car ils sont bien moins importants quantitativement - les mouvements des Français et leur apport à une histoire transnationale des migrations volontaires ou contraintes. Elles ont néanmoins existé et alimenté des imaginaires sociaux similaires à ceux des autres Européens. Au cours du XIXe siècle, près de 500 000 Français auraient émigré, notamment vers les Amériques.

La conférence entend revenir sur cette question largement méconnue, en reprenant les travaux existants, menés en particulier dans le cadre nord-américain, et en développant quelques points essentiels. Quelle histoire peut-on faire des migrations françaises dans un cadre transatlantique ? Peut-on, en dépassant une histoire centrée sur la question des "intégrations", envisager à la fois une sociologie et une typologie des migrant(e)s français, l’importance des flux, des circulations, d’une part à l’intérieur du continent américain et d’autre part, entre l’Amérique et l’Europe ? Quels sont les transferts culturels, géographiques mais aussi politiques, économiques, technologiques, vus des deux rives de l’Atlantique ? Et aujourd’hui, quelles sont les résonances de ces migrations, entre oublis et entreprises mémorielles ?
La conférence s’attachera à travailler sur une longue durée, embrassant autant que possible les XIXe et XXe siècles, tout en privilégiant les périodes qui ont structuré ces mouvements : le XIXe siècle pendant lequel se développent les échanges entre la France et les Amériques et la fin du XXe siècle, porteur d’un travail mémoriel pluriel sur les communautés françaises à l’étranger.</description>
            <comments>http://www.histoire-immigration.fr/2011/8/les-francais-et-les-ameriques</comments>
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            <itunes:subtitle>Conférence de Sylvie Aprile et de Laurent Dornel. Jeudi 3 Mai 2012 à 18h30.</itunes:subtitle>
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            <itunes:summary>Conférence de Sylvie Aprile, professeur en histoire contemporaine, Université Lille III, IRHIS-UMR CNRS et de Laurent Dornel, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, animée par Emmanuelle Loyer, professeur en histoire contemporaine, Sciences Po Paris. Jeudi 3 Mai 2012 à 18h30. Évoquer les migrations à propos de la France conduit généralement à s’interroger sur la réception, c’est-à-dire l’accueil ou le rejet par les Français des immigrés, à relire une histoire des politiques de l’État français à l’égard des étrangers, à répertorier les motivations et les appartenances communautaires de ceux qui sont venus s’installer en France pour des raisons économiques et politiques. On évoque plus rarement - à juste titre car ils sont bien moins importants quantitativement - les mouvements des Français et leur apport à une histoire transnationale des migrations volontaires ou contraintes. Elles ont néanmoins existé et alimenté des imaginaires sociaux similaires à ceux des autres Européens. Au cours du XIXe siècle, près de 500 000 Français auraient émigré, notamment vers les Amériques.

La conférence entend revenir sur cette question largement méconnue, en reprenant les travaux existants, menés en particulier dans le cadre nord-américain, et en développant quelques points essentiels. Quelle histoire peut-on faire des migrations françaises dans un cadre transatlantique ? Peut-on, en dépassant une histoire centrée sur la question des "intégrations", envisager à la fois une sociologie et une typologie des migrant(e)s français, l’importance des flux, des circulations, d’une part à l’intérieur du continent américain et d’autre part, entre l’Amérique et l’Europe ? Quels sont les transferts culturels, géographiques mais aussi politiques, économiques, technologiques, vus des deux rives de l’Atlantique ? Et aujourd’hui, quelles sont les résonances de ces migrations, entre oublis et entreprises mémorielles ?
La conférence s’attachera à travailler sur une longue durée, embrassant autant que possible les XIXe et XXe siècles, tout en privilégiant les périodes qui ont structuré ces mouvements : le XIXe siècle pendant lequel se développent les échanges entre la France et les Amériques et la fin du XXe siècle, porteur d’un travail mémoriel pluriel sur les communautés françaises à l’étranger.</itunes:summary>
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            <itunes:author>Sylvie Aprile, professeur en histoire contemporaine, Université Lille III, IRHIS-UMR CNRS et de Laurent Dornel, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour</itunes:author>
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            <title>Les réfugiés européens. Acteurs et enjeu des relations internationales (1930-1951)</title>
            <pubDate>Thu, 5 Apr 2012 18:30:00 +0200</pubDate>
            <author>web@histoire-immigration.fr (Dzovinar Kevonian)</author>
            <link>http://www.histoire-immigration.fr/podcast/univercite_2011_2012/20120405/kevonian_20120405.mp3</link>
            <description>Conférence de Dzovinar Kevonian, maître de conférences en histoire contemporaine, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, animée par Marianne Amar, responsable du département Recherche, Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Jeudi 5 avril 2012 à 18h30. La question des réfugiés et apatrides et son institutionnalisation dans les relations internationales remontent au lendemain de la Première Guerre mondiale. Dans les années 1920, se mettent progressivement en place un titre d’identité et de voyage international pour les réfugiés apatrides russes - le fameux passeport "Nansen" - qui sera ensuite élargi à d’autre groupes nationaux, et un Haut-Commissariat sous l’égide de la Société des Nations. Mais cette organisation trouve vite ses limites. Dans un contexte de tensions politiques et de crise économique et sociale, la question des réfugiés et apatrides connaît, au cours des années 1930, une grave crise. Les structures internationales n’ont qu’une action marginale et réduite et les droits de l’homme pèsent peu face au droit interne des États – ceux qui "fabriquent" des réfugiés (persécutions raciales ou politiques, incitations à l'exil, dénationalisation en masse, échanges forcés de populations) comme les pays d’accueil (restrictions des politiques d'asile, expulsions administratives, non accès au droit du travail). "L'État-Léviathan contre l'homme" résume René Cassin en 1940 par une formule lapidaire.
Lorsque la guerre éclate en 1939, la situation des réfugiés apparaît déjà critique, situation durablement aggravée par les années de conflit. Des millions de personnes se retrouvent alors réfugiés, catégorie qui recouvre des situations très diverses : personnes déplacées, volontairement ou non, en raison des combats ; réfugiés de fait ; victimes des transferts forcés de populations, des politiques de terreur et des persécutions. En 1945, le rapatriement des "personnes déplacées" devient, pour les Alliés, une préoccupation centrale. Au terme d’une première phase de rapatriements de masse, à partir de 1946, elle se transforme en enjeu politique et idéologique, qui intègre les réalités de la guerre froide et y participe pleinement.
Sans solder les comptes de la crise et de la guerre, l’action menée par l’Organisation internationale des réfugiés puis la création du Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (UNHCR) en 1950 marquent le début d’une nouvelle approche. Désormais, la question des réfugiés se trouve intégrée dans une problématique globale, à l’échelle internationale, qui associe une nouvelle définition du réfugié "politique" (Convention de 1951), une institutionnalisation de l’action humanitaire, et son insertion dans les politiques de reconstruction et celles de gestion des flux migratoires.</description>
            <comments>http://www.histoire-immigration.fr/2011/8/les-refugies-europeens</comments>
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            <itunes:subtitle>Conférence de Dzovinar Kevonian, maître de conférences en histoire contemporaine, Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Jeudi 5 avril 2012 à 18h30.</itunes:subtitle>
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            <itunes:author>Dzovinar Kevonian, maître de conférences en histoire contemporaine, Université Paris Ouest Nanterre La Défense</itunes:author>
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            <title>Bonnes à tout faire. Allemandes du XIXe siècle et Espagnoles des Trente Glorieuses en France</title>
            <pubDate>Thu, 22 Mar 2012 18:30:00 +0100</pubDate>
            <author>web@histoire-immigration.fr (Mareike Koenig - Bruno Tur)</author>
            <link>http://www.histoire-immigration.fr/podcast/univercite_2011_2012/20120322/koenig_tur_20120322.mp3</link>
            <description>Conférence de Mareike Koenig, chargée de recherche XIXe siècle, Institut historique allemand et Bruno Tur, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, animée par Marianne Amar, responsable du département Recherche, Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Jeudi 22 mars 2012 à 18h30. L’UniverCité continue d'explorer la question des femmes en migration, à travers la catégorie des domestiques étrangères. Si la figure de la "bonne à tout faire" traverse toute l’histoire de l’immigration, si ces femmes partagent, quelles que soient leurs origines, des traits communs, le portrait se nuance selon les époques.

Dans cette conférence à deux voix, Mareike König et Bruno Tur proposent de croiser l’histoire des domestiques allemandes qui dominent le "marché" de la domesticité en France dans le second XIXe siècle, et de celles venues d’Espagne pendant les Trente Glorieuses.
Les chiffres les distinguent. Les bonnes espagnoles accompagnent une vague migratoire de grande ampleur : en 1968, les Espagnols sont en tête des nationalités étrangères. Les domestiques allemandes forment en revanche une catégorie singulière : en 1901, elles représentent près de la moitié des domestiques étrangères, quand les Allemands ne figurent qu’à la troisième place des nationalités, loin derrière Belges et Italiens.
Avant le départ, Espagnoles et Allemandes ont partagé le même rêve d’une vie libre et indépendante. Mais ce rêve porte une dimension plus politique chez les Espagnoles, dans un pays sous la coupe du franquisme. Peu de différence pour les lieux de vie : c’est dans la capitale que s’installent les unes et les autres, en s’appuyant sur des réseaux migratoires qui mobilisent famille, amis et relations déjà présents à Paris.
La condition de domestique les rapproche en partie - travail pénible, logement dans les chambres "du sixième étage" – mais les Espagnoles bénéficient des avancées sociales des Trente Glorieuses et se trouvent moins isolées que les Allemandes. Les unes et les autres bénéficient a priori de la même image favorable : travailleuses, soignées et propres, bref, dignes de confiance. Mais cela ne va pas sans revers pour les Espagnoles, si l’on se réfère aux stéréotypes négatifs qui construisent la figure de "Conchita".
Parties les unes et les autres pour quelques années, leurs trajectoires se séparent dans la longue durée. La majorité des Espagnoles finiront par s’installer en France au moins jusqu’à la retraite, repoussant sans cesse le retour en raison d’une plus grande liberté et de meilleurs salaires. L’installation des Allemandes en France demeure en revanche exceptionnelle. La domesticité apparaît comme une période d’apprentissage transitoire, après l’école et avant le mariage. Apprentissage parisien qui se brisera net en 1914, avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale et l’expulsion des immigrés allemands devenus ennemis.</description>
            <comments>http://www.histoire-immigration.fr/2011/8/bonnes-a-tout-faire</comments>
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            <itunes:subtitle>Conférence de Mareike Koenig et Bruno Tur. Jeudi 22 mars 2012 à 18h30.</itunes:subtitle>
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            <itunes:summary>Conférence de Mareike Koenig, chargée de recherche XIXe siècle, Institut historique allemand et Bruno Tur, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, animée par Marianne Amar, responsable du département Recherche, Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Jeudi 22 mars 2012 à 18h30. L’UniverCité continue d'explorer la question des femmes en migration, à travers la catégorie des domestiques étrangères. Si la figure de la "bonne à tout faire" traverse toute l’histoire de l’immigration, si ces femmes partagent, quelles que soient leurs origines, des traits communs, le portrait se nuance selon les époques.

Dans cette conférence à deux voix, Mareike König et Bruno Tur proposent de croiser l’histoire des domestiques allemandes qui dominent le "marché" de la domesticité en France dans le second XIXe siècle, et de celles venues d’Espagne pendant les Trente Glorieuses.
Les chiffres les distinguent. Les bonnes espagnoles accompagnent une vague migratoire de grande ampleur : en 1968, les Espagnols sont en tête des nationalités étrangères. Les domestiques allemandes forment en revanche une catégorie singulière : en 1901, elles représentent près de la moitié des domestiques étrangères, quand les Allemands ne figurent qu’à la troisième place des nationalités, loin derrière Belges et Italiens.
Avant le départ, Espagnoles et Allemandes ont partagé le même rêve d’une vie libre et indépendante. Mais ce rêve porte une dimension plus politique chez les Espagnoles, dans un pays sous la coupe du franquisme. Peu de différence pour les lieux de vie : c’est dans la capitale que s’installent les unes et les autres, en s’appuyant sur des réseaux migratoires qui mobilisent famille, amis et relations déjà présents à Paris.
La condition de domestique les rapproche en partie - travail pénible, logement dans les chambres "du sixième étage" – mais les Espagnoles bénéficient des avancées sociales des Trente Glorieuses et se trouvent moins isolées que les Allemandes. Les unes et les autres bénéficient a priori de la même image favorable : travailleuses, soignées et propres, bref, dignes de confiance. Mais cela ne va pas sans revers pour les Espagnoles, si l’on se réfère aux stéréotypes négatifs qui construisent la figure de "Conchita".
Parties les unes et les autres pour quelques années, leurs trajectoires se séparent dans la longue durée. La majorité des Espagnoles finiront par s’installer en France au moins jusqu’à la retraite, repoussant sans cesse le retour en raison d’une plus grande liberté et de meilleurs salaires. L’installation des Allemandes en France demeure en revanche exceptionnelle. La domesticité apparaît comme une période d’apprentissage transitoire, après l’école et avant le mariage. Apprentissage parisien qui se brisera net en 1914, avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale et l’expulsion des immigrés allemands devenus ennemis.</itunes:summary>
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            <itunes:author>Mareike Koenig, chargée de recherche XIXe siècle, Institut historique allemand et Bruno Tur, Université Paris Ouest Nanterre La Défense</itunes:author>
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            <title>Cultures in contact. World migrations in the Second Millenium.
</title>
            <pubDate>Thu, 16 Feb 2012 18:30:00 +0100</pubDate>
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            <description>Conférence de Dirk Hoerder, professeur d’histoire émérite, Arizona Sate University, animée par Nancy Green, directrice d’études à l’EHESS. L’UniverCité accueille pour une séance exceptionnelle, et en anglais, Dirk Hoerder autour de son ouvrage Cultures in contact. L’occasion de dessiner une carte des mobilités humaines dans la très longue durée, de mettre à jour les transformations à l’œuvre dans les pays de départ et d’arrivée, et de réfléchir à l’articulation entre trajectoires individuelles et histoire collective.</description>
            <comments>http://www.histoire-immigration.fr/2011/8/cultures-in-contact</comments>
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            <itunes:author>Dirk Hoerder, professeur d’histoire émérite, Arizona Sate University</itunes:author>
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            <title>Femmes et genre en contexte colonial, XIX-XXe siècles
</title>
            <pubDate>Thu, 5 Jan 2012 18:30:00 +0100</pubDate>
            <author>web@histoire-immigration.fr (Christelle Taraud, Anne Hugon, Emmanuel Blanchard)</author>
            <link>http://www.histoire-immigration.fr/podcast/univercite_2011_2012/20120105/taraud_hugon_blanchard_20120105.mp3</link>
            <description>En introduction au colloque international qui se tiendra au Centre d'Histoire de Sciences Po du 19 au 21 janvier 2012, L’UniverCité accueille Christelle Taraud, Anne Hugon, Emmanuel Blanchard et Pascale Barthélémy, pour une conférence qui entend contribuer à un renouvellement de l’histoire coloniale, à travers l’histoire des femmes et du genre.
Conférence de Christelle Taraud, professeur, New York University Paris et Columbia University Paris, Anne Hugon, maître de conférences, Université Panthéon Sorbonne et Emmanuel Blanchard, maître de conférences, département de sciences politiques, Université de Versailles Saint-Quentin, animée par Pascale Barthélémy, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, ENS Lyon / LAHRA.</description>
            <comments>http://www.histoire-immigration.fr/2011/8/femmes-et-genre-en-contexte-colonial-xix-xxe-siecles</comments>
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            <itunes:subtitle>Conférence de Christelle Taraud, Anne Hugon et Emmanuel Blanchard.</itunes:subtitle>
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            <itunes:summary>En introduction au colloque international qui se tiendra au Centre d'Histoire de Sciences Po du 19 au 21 janvier 2012, L’UniverCité accueille Christelle Taraud, Anne Hugon, Emmanuel Blanchard et Pascale Barthélémy, pour une conférence qui entend contribuer à un renouvellement de l’histoire coloniale, à travers l’histoire des femmes et du genre.
Conférence de Christelle Taraud, professeur, New York University Paris et Columbia University Paris, Anne Hugon, maître de conférences, Université Panthéon Sorbonne et Emmanuel Blanchard, maître de conférences, département de sciences politiques, Université de Versailles Saint-Quentin, animée par Pascale Barthélémy, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, ENS Lyon / LAHRA.</itunes:summary>
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            <itunes:author>Christelle Taraud, Anne Hugon, Emmanuel Blanchard</itunes:author>
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            <title>Les Tsiganes européens, entre mythologie et histoire</title>
            <pubDate>Tue, 6 Dec 2011 18:30:00 +0100</pubDate>
            <author>web@histoire-immigration.fr (Henriette Asséo)</author>
            <link>http://www.histoire-immigration.fr/podcast/univercite_2011_2012/20111206/asseo_20111206.mp3</link>
            <description>Conférence de Henriette Asséo, professeur agrégée à l’EHESS, animée par Caroline Douki, maître de conférence en histoire contemporaine, Université Paris 8. Mardi 6 décembre 2011 à 18h30. Les Tsiganes forment un peuple européen à part entière puisque son implantation est contemporaine de la formation même des sociétés européennes. Ceux que l’on appelait en latin "Aegyptiani sive Cingani" composent des éléments des migrations balkaniques médiévales et se déroulent du début du XVe siècle à 1540. Ce constat devrait tordre le cou à l’idée d’une dispersion "nomade". Mais aujourd’hui, une méconnaissance délibérée de l’histoire renforce des fantaisies organicistes, érigées en doctrine officielle par certains mouvements politiques. La construction savante du mythe de la "nation errante" et l’attraction esthétique qui fit des Bohémiens un archétype artistique depuis l’époque baroque ont également contribué à renforcer cette vision imaginaire d’une mobilité ontologique.

Si l’on substitue à ce discours mythologique une approche historique polycentrique, la stabilité sociale l’emporte largement sur le mouvement : la géographie de l’implantation médiévale et moderne tsigane n’a pas bougé jusqu’à nos jours. Une plongée historique dans les sociétés tsiganes européennes, envisagée dans la longue durée, conduit donc à réviser tous les schémas de pensée contemporains. La conférence permettra de distinguer plusieurs périodes :

    le tableau des sociétés tsiganes de l’époque moderne et du XIXe siècle marquées par la stabilité et la diversité nationale ;
    la "politique tsigane" (ZigeunerPolitik) constituée entre 1906 et 1913 dans tous les Etats européens, qui entraîne une transformation sociale et culturelle dans chaque pays ;
    avec le nazisme, la destruction physique presque totale (à 90%) du monde culturel romani de l’espace germanique et une persécution à l’échelle européenne.
    depuis les années 1950, la politique tsigane constitue une composante de la gestion publique des sociétés européennes, à l’Ouest comme à l’Est. Le multiculturalisme, loin de changer cet état de fait, réactive le mythe de la "nation errante" au détriment de l’existence romani.</description>
            <comments>http://www.histoire-immigration.fr/histoire-de-l-immigration/les-podcasts-de-l-univercite/saison-2011-2012</comments>
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            <itunes:summary>Conférence de Henriette Asséo, professeur agrégée à l’EHESS, animée par Caroline Douki, maître de conférence en histoire contemporaine, Université Paris 8. Mardi 6 décembre 2011 à 18h30. Les Tsiganes forment un peuple européen à part entière puisque son implantation est contemporaine de la formation même des sociétés européennes. Ceux que l’on appelait en latin "Aegyptiani sive Cingani" composent des éléments des migrations balkaniques médiévales et se déroulent du début du XVe siècle à 1540. Ce constat devrait tordre le cou à l’idée d’une dispersion "nomade". Mais aujourd’hui, une méconnaissance délibérée de l’histoire renforce des fantaisies organicistes, érigées en doctrine officielle par certains mouvements politiques. La construction savante du mythe de la "nation errante" et l’attraction esthétique qui fit des Bohémiens un archétype artistique depuis l’époque baroque ont également contribué à renforcer cette vision imaginaire d’une mobilité ontologique.

Si l’on substitue à ce discours mythologique une approche historique polycentrique, la stabilité sociale l’emporte largement sur le mouvement : la géographie de l’implantation médiévale et moderne tsigane n’a pas bougé jusqu’à nos jours. Une plongée historique dans les sociétés tsiganes européennes, envisagée dans la longue durée, conduit donc à réviser tous les schémas de pensée contemporains. La conférence permettra de distinguer plusieurs périodes :

    le tableau des sociétés tsiganes de l’époque moderne et du XIXe siècle marquées par la stabilité et la diversité nationale ;
    la "politique tsigane" (ZigeunerPolitik) constituée entre 1906 et 1913 dans tous les Etats européens, qui entraîne une transformation sociale et culturelle dans chaque pays ;
    avec le nazisme, la destruction physique presque totale (à 90%) du monde culturel romani de l’espace germanique et une persécution à l’échelle européenne.
    depuis les années 1950, la politique tsigane constitue une composante de la gestion publique des sociétés européennes, à l’Ouest comme à l’Est. Le multiculturalisme, loin de changer cet état de fait, réactive le mythe de la "nation errante" au détriment de l’existence romani.</itunes:summary>
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            <itunes:author>Henriette Asséo, professeur agrégée à l’EHESS</itunes:author>
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            <title>Passeurs et passages. Le "marché" de la migration et ses acteurs (1990-2010)

</title>
            <pubDate>Thu, 24 Nov 2011 18:30:00 +0100</pubDate>
            <author>web@histoire-immigration.fr (Virginie Guiraudon)</author>
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            <description>Conférence de Virginie Guiraudon, directrice de recherche au CNRS, Centre d’études européennes, Sciences Po, animée par Emmanuel Terray, directeur d’études à l’EHESS. Partout dans le monde, le franchissement des frontières internationales est encadré de réglementations et de contrôles toujours plus nombreux. Cette politique de fermeture fait prospérer le "marché" des migrations, au-delà des activités qui leur sont traditionnellement liées comme les entreprises de transport, le transfert de fonds, ou les cabinets d’avocats spécialisés dans les questions migratoires.
Les gouvernements nationaux et les organisations internationales se sont focalisés sur la figure du "passeur", pendant de celle du "clandestin". Pourtant, les outils et les moyens de lutte contre le trafic illicite de migrants restent peu probants et protègent peu les migrants.
Cette conférence souhaite d’abord replacer la question des passeurs dans le contexte plus large d’une industrie qui inclut les recruteurs de migrants, ceux qui les acheminent ou leur prêtent de l’argent pour migrer, ceux qui confectionnent de faux documents, mais aussi les agences de voyage ou les services de télécommunications.
Elle entend également éclairer le caractère hybride de cette industrie où l’informel côtoie le formel et les activités illégales, où l’on trouve des PME familiales, des grandes banques et des individus payés pour faire la queue devant les consulats. Il s’agira enfin de s’interroger sur le rapport que ces acteurs marchands entretiennent avec les autres acteurs de la migration et les migrants eux-mêmes, et sur la dynamique de ce secteur qui ne connaît pas (encore) la crise.</description>
            <comments>http://www.histoire-immigration.fr/histoire-de-l-immigration/les-podcasts-de-l-univercite/saison-2011-2012</comments>
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Les gouvernements nationaux et les organisations internationales se sont focalisés sur la figure du "passeur", pendant de celle du "clandestin". Pourtant, les outils et les moyens de lutte contre le trafic illicite de migrants restent peu probants et protègent peu les migrants.
Cette conférence souhaite d’abord replacer la question des passeurs dans le contexte plus large d’une industrie qui inclut les recruteurs de migrants, ceux qui les acheminent ou leur prêtent de l’argent pour migrer, ceux qui confectionnent de faux documents, mais aussi les agences de voyage ou les services de télécommunications.
Elle entend également éclairer le caractère hybride de cette industrie où l’informel côtoie le formel et les activités illégales, où l’on trouve des PME familiales, des grandes banques et des individus payés pour faire la queue devant les consulats. Il s’agira enfin de s’interroger sur le rapport que ces acteurs marchands entretiennent avec les autres acteurs de la migration et les migrants eux-mêmes, et sur la dynamique de ce secteur qui ne connaît pas (encore) la crise.</itunes:summary>
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            <itunes:author>Virginie Guiraudon, directrice de recherche au CNRS</itunes:author>
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            <title>Du silence faisons table rase ? Le 17 octobre 1961, histoire d'une réapparition.</title>
            <pubDate>Thu, 13 Oct 2011 18:30:00 +0200</pubDate>
            <author>web@histoire-immigration.fr (Jim House)</author>
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            <description>Conférence de Jim House, maître de conférences, University of Leeds, animée par Sylvie Thénault, chargée de recherche au CNRS, Centre d’histoire sociale du XXe siècle. Jeudi 13 octobre 2011 à 18h30. Les manifestations nationalistes algériennes du 17 octobre 1961, organisées contre le couvre-feu imposé aux Algériens, sont suivies, à Paris, d’une répression très violente. Mais l’événement, dans les mois qui suivent, va disparaître de la scène publique.
Cet oubli sera progressivement suivi d’une lente réémergence, dont cette conférence retrace les différentes étapes des deux côtés de la Méditerranée. L’apparition en France, à partir des années 1980, de nouveaux « porteurs de mémoire » souvent issus du mouvement antiraciste, tient un rôle central dans ce processus mémoriel et crée une dynamique importante entre les différentes générations de l’immigration algérienne, et au-delà.
Néanmoins, si le 17 octobre 1961 est devenu le symbole des violences coloniales et de l’histoire de l’immigration algérienne pendant la guerre d’indépendance, beaucoup reste à connaître de l’événement lui-même.</description>
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