Les immigrés dans le monde

Depuis deux siècles, l’immigration en France s’intègre dans un système plus large de circulations à l’échelle du monde. Les cartes en rendent compte de manière incomplète, faute de chiffres précis et homogènes. Elles ne peuvent, par exemple, figurer la complexité des trajectoires migratoires, faites de transits, d’arrêts, de retours. Mais elles brossent les grandes lignes de ces migrations mondialisées. Sur ces cartes, les flèches indiquent la direction des flux, leur épaisseur le nombre de migrants.

  • Les migrations - fin du XXe siècle © Atelier de cartographie de Sciences Po : Marie-Françoise Durand, Benoît Martin, Patrice Mitrano

  • Vers les Amériques - fin XIXe début XXe © Atelier de cartographie de Sciences Po : Marie-Françoise Durand, Benoît Martin, Patrice Mitrano.

  • En asie - Années 1930 © Atelier de cartographie de Sciences Po : Marie-Françoise Durand, Benoît Martin, Patrice Mitrano.

  • Les migrations - fin du XXe siècle © Atelier de cartographie de Sciences Po : Marie-Françoise Durand, Benoît Martin, Patrice Mitrano

  • Les migrations - fin du XXe siècle © Atelier de cartographie de Sciences Po : Marie-Françoise Durand, Benoît Martin, Patrice Mitrano

  • Les migrations - fin du XXe siècle © Atelier de cartographie de Sciences Po : Marie-Françoise Durand, Benoît Martin, Patrice Mitrano

Les cartes :

Migrations vers les Amériques

Dans la seconde moitié du 19e siècle, et jusqu’en 1914, une partie de l’Europe se met en mouvement en direction des Amériques.
Les raisons du départ sont multiples : pauvreté et crises économiques, persécutions politiques et religieuses, absence de liberté et de démocratie, désir de réussite dans un nouveau monde.
Les Français ne sont pas absents de ces courants migratoires, mais ils restent extrêmement minoritaires.

Migrations en Asie

Les besoins d’approvisionnement en matières premières de la révolution industrielle européenne provoquent des transferts importants de populations dès le 19e siècle.
Organisés depuis l’Inde et la Chine, ils alimentent en main d’œuvre les grandes plantations de l’Asie du Sud-Est, mais aussi l’Est de l’Afrique et les Caraïbes. Très segmentés, ces flux diminuent dès la fin du 19e siècle : la Première guerre mondiale puis la grande dépression économique qui suit la crise de 1929 en marquent la fin.

Système migratoire contemporain

A la fin du 20e siècle, les flux migratoires s’accélèrent, alimentés par les grands écarts de richesse, les crises et les conflits, et la circulation de l’information qui nourrit les envies de départ. Certains flux sont liés à la proximité géographique, comme les migrations entre le Mexique et les États-Unis. D’autres portent la marque de l’histoire, comme ceux qui relient les anciens pays colonisés aux anciennes métropoles.
40% seulement des migrations mondiales vont du Sud vers le Nord : les flux du Sud vers le Sud, moins connus et souvent régionaux, ont une importance croissante.

Réfugiés et déplacés

Les crises politiques, les conflits, les persécutions et les violences collectives alimentent d’importants mouvements migratoires. Les populations restées à l’intérieur de leur pays entrent dans la catégorie des "déplacés". Celles qui passent la frontière peuvent demander l’asile dans un autre pays. Un petit nombre obtient le statut officiel de réfugié, défini par la Convention de Genève de 1951 qui les place sous la protection du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations Unies (HCR).
La carte prend en compte les réfugiés bénéficiant du statut officiel ou qui vivent dans des conditions comparables, selon la définition du HCR. Elle ne prend pas en compte les demandeurs d’asile, en attente d'une décision des autorités nationales pour l’attribution
du statut de réfugié.