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Les résidences littéraires du Musée national de l'histoire de l'immigration

Depuis 2017, le Musée national de l'histoire de l'immigration accueille chaque année un écrivain ou une écrivaine en résidence. Soutenue par le Conseil régional d'Ile-de-France et impulsée par l'écrivain Bernardo Toro et Marie Poinsot, responsable des éditions. Ces résidences littéraires permettent aux auteurs de travailler autour d'une thématique chère au Musée, sur des projets d'écritures collectifs et personnels.

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Comment sont nées les résidences
littéraires ? 

C’est lors de la constitution d’un fonds de littérature sur le thème des migrations que le Musée national de l’histoire de l’immigration a découvert l’importance de la production littéraire contemporaine de langue française. De cette prise de conscience sont nés de nombreux événements littéraires. Le Musée national de l'histoire de l'immigration organise depuis 2010 le prix littéraire de la porte Dorée qui récompense un roman sur l'exil et les réalités migratoires, des cafés littéraires (en savoir plus) et un salon annuel intitulé LittExil. 

Dans la continuité de ces événements, le Musée a voulu insérer dans sa programmation l’accueil d’un écrivain en résidence qui explore les thématiques migratoires en faisant collaborer des publics divers au processus d’écriture. En 2016, le musée a candidaté au programme de résidences d’écrivain soutenu par le Conseil régional d'Île-de-France sous l’initiative de Bernardo Toro et Marie Poinsot. Depuis, chaque année, le Musée invite un auteur et l’accueille en résidence pour mener à bien ses projets d’écritures, ateliers ou activités. 

La collaboration a donc débuté avec l’écrivain Bernardo Toro en 2017, puis s’est poursuivie avec Mohamed Mbougar Sarr et Kidi Bebey jusqu’à maintenant. Mehdi Charef prend la suite, il est en résidence cette année.

Pourquoi des résidences au Musée ? 

Les écrivains sont volontiers invités à s’investir dans une institution alors que démarre un projet littéraire et à programmer différentes activités dans le cadre d’une résidence d’écriture. Ce sont des occasions uniques de rencontrer des publics et de partir dans une démarche de fabrication de récits à partir de fragments de vie ou d’anecdotes des uns et des autres. Certaines de ces résidences ont pour thème de création l’exil. La question se pose alors des modalités de mise en place d’ateliers d’écriture sur les problématiques migratoires. Quels publics visent-elles ? Selon quelles démarches ? Quels sont les écueils à éviter sur ce thème ? Quels projets éditoriaux pour valoriser les productions dans une approche collective ? Qu’est-ce qu’écrire dans un musée, ou d’un musée, ou sous le patronage d’un musée ?

Pour répondre à ces questions, les résidents ont organisé des ateliers d'écriture avec des classes d'accueil, des associations ou encore des centres d'hébergement. Chaque participant donne ainsi sa voix aux enjeux migratoires et participe aux réflexions et discussions avec les écrivains. 

La résidence 2021

Le musée accueille en 2021 l'écrivain Mehdi Charef, lauréat du Prix littéraire de la Porte Dorée en 2020, autour de la thématique "lire et écrire, un diptyque dynamique".
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La résidence 2020

Le musée a accueilli en 2020 l'écrivaine Kidi Bebey, autour de la thématique "généologie, héritage et souvenirs (ré)inventés". 
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La résidence 2019 

Le musée a accueilli en 2019 l'écrivain Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix littéraire de la Porte Dorée en 2018, autour de la thématique "vivre entre les langues".
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La résidence 2017

Le musée a accueilli en 2017 l'écrivain Bernardo Toro, autour de la thématique "Paris vue par ses migrants". 
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Les ateliers et productions littéraires sont à retrouver également sur le site de l'association Remue.net. Depuis 20 ans, cette revue littéraire en ligne fait la lumière sur les programmes des résidences d'écrivains en Île-de-France. 


Pour en savoir plus sur les résidences :

  • Découvrez un entretien avec la responsable des résidences, Marie Poinsot, présent sur la revue remue.net : voir l'entretien.
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