Religions et immigration

Parcours dans les archives de la revue Hommes & Migrations

À l'occasion de l'exposition temporaire Lieux saints partagés, Coexistences en Europe et en Méditerranée présentée au Musée du 24 octobre 2017 au 21 janvier 2018, retrouvez une sélection d'archives de la revue Hommes & Migrations autour de la problématique "religions et immigration"

La question des religions apparaît de nombreuses fois dans les archives de la revue, la sélection que nous présentons ici revient sur différentes vagues migratoires et sur l'installation en France de nouvelles pratiques religieuses et cultuelles dans l'immigration.

Islam

  • "Des individus aux institutions. L’Islam au sein des diasporas turques en Europe", Ayhan Kaya, n°1280 (2009)
    En Europe, les relations que les immigrés turcs entretiennent avec l’islam suscitent de nombreuses interrogations. Repère culturel essentiel dans la construction d’identités en migration ? Choix idéologique et politique en réponse à la pression des institutions de pays laïques ? La religion musulmane se présente également chez les jeunes générations comme un levier paradoxal d’intégration. Pour apprécier la diversité des rapports entre des individus, une religion et des institutions, cette analyse compare la situation des Euro-Turcs en Allemagne, en France, en Belgique et aux Pays-Bas.
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  • "L’Islam en France, naissance d’une religion", Jocelyne Cesari, n°1183 (janvier 1995)
    L'islam, deuxième religion de France, de par sa visibilité croissante est au cœur du débat sur la place faite aux immigrés dans la société. Or, l'affirmation de cette religion est concomitante au développement de l'islam politique sur la scène internationale. Ce qui n'est pas sans créer des malentendus. Aussi est-il important de faire apparaître la condition musulmane en France dans toute sa complexité et dans toute la diversité de ses pratiques et de ses stratégies.
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  • "Ces réunionnais indiens que l’on appelle « Zarabes »", Marie-France Mourregot, n°1275 (septembre-octobre 2008)
    C’est à partir du milieu du XIXe siècle que des Indiens originaires de l’État du Gujarat, au nord-ouest de l’Inde, sont arrivés à La Réunion. En raison de leur pratique de l’islam, on les appelle les “zarabes”. Arrivés soit par l’île Maurice, soit par Madagascar, ils ont longtemps tenu des petits commerces et sont restés à La Réunion malgré les discriminations auxquelles ils étaient confrontés. Pleinement Français depuis la départementalisation de La Réunion en 1946, ils ne revendiquent aucune autre appartenance et sont très fortement attachés à leur île.​
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  • "Le sacrifice rituel de l’Aïd el Kebir : une tradition musulmane à l’épreuve de la République", n°1254 (mars-avril 2005)
    Chaque année, la célébration de l'Aïd el-Kébir donne lieu à de nombreux commentaires, mêlant curiosité et indignation, à propos du sort des animaux sacrifiés ou du manque d'hygiène de cet abattage rituel. Celui-ci est encore perçu comme une coutume exotique, voire barbare, par la majorité d'une population sécularisée et urbanisée, pour laquelle la viande représente un banal produit de consommation. Il pose clairement le problème de l'insertion, au sein de la collectivité nationale, de la population d'origine musulmane et plus largement de l'islam.
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  • "Khojas duodécimains de Madagascar", Pierre Lachaier, n°1268-1269 (juillet-oct 2007)
    Les Khojas duodécimains font partie de la minorité indienne de confession chiite qui s'est installée à Madagascar vers le milieu du XIXe siècle. Bon nombre de ces commerçants ont migré en France après l'indépendance de la Grande île. La génération suivante y a atteint un niveau d'études remarquablement élevé, grâce à l'appui de l'ensemble de la communauté. Celle-ci ne s'inscrit pas dans un territoire réel mais forme un réseau mondial géographiquement hiérarchisé et bien intégré. 
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Judaïsme

  • "Les immigrations juives", Patrick Girard, n°1114 (juillet-aout 1988)
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  • "Le judaïsme dans un quartier parisien populaire", Lucine Endelstein, n°1250 (juillet-août 2004)
    La présence juive dans le XIXe arrondissement parisien, si elle est très visible, n'a d'unité qu'en apparence. Il n'existe pas, entre les différents groupes qui la composent, d'ensemble cohérent, structuré et interconnecté. Pour autant, la proximité des différents lieux de culte, ainsi que celle des habitats et commerces, génère une reconnaissance mutuelle entre ces réseaux, qu'ils se soient regroupés du fait de liens familiaux ou par affinités.
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Chrétienté

  • "Les Arméniens à Marseille", Emile Témime, n°1265
    Marseille voit l’arrivée massive des premiers réfugiés arméniens au milieu des années vingt. Elle est devenue pour nombre d’entre eux un lieu d’asile définitif.Comment cette communauté solidaire, traversée par des affrontements politiques violents, a-t-elle su progressivement s’intégrer en préservant son originalité ? Comment a-t-elle abandonné tout espoir de retour pour choisir de faire de Marseille sa ville ? Cet article retrace la trajectoire de trois générations d’Arméniens.​
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  • "Une cathédrale russe au pied de la tour Eiffel", Entretien avec Tatiana Kastouéva-Jean, n°1308, (oct-nov 2014)
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Bouddhisme

  • "Le bouddhisme vietnamien en France, tentatives de structuration", Thi Nhung Tran, n°1134 (juillet 1990)
    Le paysage français compte désormais, parmi ses édifices religieux, des pagodes dites «vietnamiennes». Ces quinze dernières années, marquées par la venue des réfugiés de l'Asie du Sud-Est, ont laissé apparaître une volonté de concrétiser l'appartenance religieuse, particulièrement par la possibilité de se réunir dans un bâtiment spécifique. En ce laps de temps (et principalement entre 1975 et 1983), il y a eu création simultanée de lieux de culte destinés à la pratique du bouddhisme vietnamien.​
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À lire également :

"Différence religieuse et puissance publique dans l’histoire de la France", Rochdy Alili, n°1220, juillet-août 1999

Pour réfléchir à la situation de l'islam dans la France d'aujourd'hui il semble pertinent de porter un regard sur l'histoire afin de comprendre comment la puissance publique a abordé la différence religieuse au cours des âges. Sous la pression des événements et de l'évolution des idées, notre pays est ainsi passé du Moyen Age, qui requérait l'unité religieuse, à l'attitude moderne illustrée momentanément par ledit de Nantes. Il a adopté ensuite la gestion centralisée et autoritaire, et enfin la séparation du religieux et du politique qui introduit de nombreuses ambiguïtés.

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