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Carte de combattant et fiche de démobilisation d'Abdelkader Meguenni-Tani

Carte de combattant et fiche de démobilisation d'Abdelkader Meguenni-Tani © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

Carte de combattant et fiche de démobilisation d'Abdelkader Meguenni-Tani © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration


Collection du musée

Carte de combattant et fiche de démobilisation


Né le 13 avril 1917 à Ain El Hadjar (région de Tlemcen) en Algérie, Abdelkader Meguenni-Tani est journalier avant de venir en France pour la première fois lors de sa mobilisation le 20 octobre 1938. Il retourne en Algérie en 1940 mais il est de nouveau mobilisé de 1943 à 1945. Il participe, avec le 68e régiment d’artillerie d’Afrique, au débarquement de Provence en août 1944 dans les environs de Saint-Tropez. À cette époque, l’Algérie, colonie de peuplement, est un département français depuis 1848 (et le restera jusqu’en 1962). Cette particularité explique en partie le statut singulier de "Français musulman" des Algériens par rapport aux autres "coloniaux".

Après la guerre, Abdelkader Meguenni-Tani rentre en Algérie mais revient en 1950 avec son épouse et leur premier enfant pour travailler dans une briqueterie en Bourgogne, puis comme pontier dans les usines Schneider au Creusot jusqu’en septembre 1962. Après l’indépendance, il retourne avec sa famille en Algérie mais, suite à une expérience professionnelle infructueuse, il décide de revenir définitivement en France à la fin de 1963 et travaille à nouveau dans les usines Schneider. Sa femme et ses enfants le rejoignent quelques mois plus tard. Abdelkader Meguenni-Tani ne touchera sa pension militaire qu’à partir de 1982.


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