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Les habitudes sportives des immigrés italiens d’Argenteuil

"La pratique sportive des Italiens d’Argenteuil dans la première moitié du XXème siècle. Temps d’intégration, temps d’ethnicité", Hommes & migrations, n°1289, 2011

Hommes et Migrations n°1289

Collection numérique

Donateur/prêteur : Collection de la médiathèque Abdelmalek Sayad


L’activité sportive a-t-elle constitué un facteur d’intégration pour les Italiens immigrés à Argenteuil ? A-t-elle eu le même rôle de socialisation que les bals musette des bords de la Marne ?

Ville de banlieue rouge, Argenteuil a attiré depuis la moitié du XIXème siècle une immigration italienne à la fois économique et politique.

L’axe migratoire établi entre l’Émilie-Romagne (bastion du socialisme et du syndicalisme italien) et la sous-préfecture de Seine-et-Oise s’est consolidé dans les années 30. À Argenteuil, où s’était constituée une véritable « Petite Italie » dans le quartier Mazagran, la Fédération Sportive du Travail  (FST) et la section locale du Parti Communiste ont essayé de recruter des militants parmi les prolétaires italiens, exploités dans les carrières de gypse environnantes.

Certains d’entre eux, ouvriers et antifascistes comme Rino Della Negra, fusillé au Mont Valérien avec ses camarades du groupe Manouchian, ont accédé au militantisme internationaliste par le biais du sport, "incontestable facteur d’intégration" et vecteur de valeurs telles la solidarité, la prise d’initiatives et la fraternité. Aujourd’hui une rue d’Argenteuil porte le nom de ce talentueux joueur du Red Star de Saint-Ouen.

Cependant, les pratiques sportives propres aux immigrés italiens attestent une forme de "convivialité communautaire" qui a contribué à créer une "culture de banlieue" populaire, festive et spontanée, comme en témoigne  l’article de Tony Froissart.

 


Tony Froissart, "La pratique sportive des Italiens d’Argenteuil dans la première moitié du XXème siècle. Temps d’intégration, temps d’ethnicité", Hommes & migrations, n°1289, 2011, pp. 48-60.
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