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Comité interministériel à l'intégration du 10 avril 2003

Annoncé dans le programme de Jacques Chirac en 2002,le projet d'une Cité nationale de l'histoire de l'immigration a été relancé dans le cadre plus large du Comité interministériel à l'intégration du 10 avril 2003. A l'issue de cette réunion un programme d'action annuel a été arrêté. Proposant 55 mesures, il s'adresse à l'ensemble de la population vivant en France. En voici les principaux éléments…

Fiche n°38 : créer un centre de ressources et de mémoire de l'immigration

Situation actuelle

À la différence de ce qu’on peut observer dans d’autres pays, il n’existe pas en France de lieu de mémoire de l’immigration.

Pourtant, notre pays a connu tout au long de son histoire des apports migratoires qui ont contribué à renouveler sa population, renforcer son économie, enrichir sa culture et façonner son visage actuel.

Objectifs

Mettre en valeur le rôle de l'immigration dans la construction de la France, d'un point de vue politique, économique, social et culturel par la création d’un lieu-ressources emblématique ouvert au grand public.

Mesures

Mettre en place, sous la responsabilité de Jacques Toubon, Conseiller d’Etat, ancien ministre de la Culture, ancien garde des sceaux, une mission de préfiguration destinée à approfondir la réflexion sur ce que pourrait être ce lieu de mémoire et proposer des solutions opérationnelles à l’occasion du prochain comité interministériel à l’intégration.

Les consultations nécessaires devront être menées afin de définir un projet qui associera histoire et mémoires. Lieu de pédagogie, de recherche de culture, de débats, celui-ci devrait avoir une fonction patrimoniale, mais aussi un rôle de producteur de culture et de signes ; point de repère pour les générations, il enseignerait le passé et ouvrirait sur l'avenir en abordant les thématiques contemporaines telles que la mobilité humaine, la diversité culturelle, le rapport à l'autre…
La mission devra également déterminer un site d’accueil. Elle sera constituée d’un comité de pilotage comportant les administrations concernées et des personnalités qualifiées d'un comité scientifique réunissant des experts choisis dans les milieux scientifiques et associatifs.

Elle prendra appui sur l'actuel GIP-ADRI (groupement d'intérêt public pour le développement des relations interculturelles) et nouera l’ensemble des partenariats nécessaires.

Modalité de mise en oeuvre

Pour mettre en œuvre ce projet, il conviendra de mettre en place une mission de préfiguration, ainsi qu’un organisme de préfiguration par la transformation en fin d’année 2003 de l’actuel GIP ADRI, dont la mission et les moyens seraient recentrés sur la réalisation de ce projet. 

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