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Mission de préfiguration

La mission de préfiguration du Centre de ressources et de mémoire de l'immigration

Comment œuvrer pour la reconnaissance de l’histoire de l’immigration dans la construction de la nation française, faire évoluer les regards et les mentalités au sujet des phénomènes migratoires, rendre compte de la vitalité des identités et des histoires multiples qui ont constitué la France, redonner en un mot, une place, une fierté, une identité à cette partie de l’histoire de France ?
Telles étaient les principales questions posées par Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, à Jacques Toubon, dans sa lettre créant une mission de préfiguration de ce qui devait alors être un “Centre de ressources et de mémoire de l’immigration”.

Pendant un peu plus d’un an (d’avril 2003 à juillet 2004), la Mission constituée autour de l’Adri (Agence pour le développement des relations interculturelles) a travaillé en étroite collaboration avec des universitaires et des scientifiques, des responsables d’associations et les représentants des administrations concernées, à la conception de ce centre de ressources et de mémoire.
Au terme de son travail, elle a remis un rapport synthétisant un certain nombre de propositions. Il préconisait notamment la mise en place progressive, sur une période de deux à trois ans, d’une nouvelle institution culturelle consacrée à l’histoire et aux cultures de l’immigration en France. Ce « centre d’histoire et de mémoire vivante », installé au Palais de la Porte Dorée, devait être plus qu’un musée : largement ouvert au grand public et aux scolaires, conçu comme un point de repère national, mais également comme un nœud de réseaux et d’acteurs, le centre était pensé comme devant fédérer autour de lui les initiatives déjà existantes pour les rendre accessibles à l’ensemble de la population française.
Suite à la publication de ce rapport le Premier ministre a annoncé la création de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration. La mission de préfiguration a alors pris fin et un groupement d’intérêt public (GIP CNHI) a vu le jour pour mener à bien la création de la Cité qui devait ensuite prendre la forme d’un établissement public administratif (EPA)…

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