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L'essor industriel

Au XIXe siècle, les industries textiles, les mines de fer et de charbon, la construction des chemins de fer, connaissent en France un développement considérable. En même temps, la diminution du nombre des naissances au sein de la population française et le faible exode rural rendent nécessaire l’emploi d’une main-d’œuvre étrangère, souvent frontalière. Belges, en particulier dans le Nord, puis Italiens, notamment dans le Sud-Est et en Lorraine, représentent les deux principales composantes de cette main d’œuvre.

 

Bottier allemand au milieu du XIXe siècle, gravure de Charles Philipon © Cliché Bibliothèque nationale de France, Département des estampes/Charles Philipon

L’immigration pré-industrielle : bottier allemand au milieu du XIXe siècle, gravure de Charles Philipon © Cliché Bibliothèque nationale de France, Département des estampes/Charles Philipon

 

33 % des 70 000 allemands présents en France dans les années 1840 travaillent comme bottiers, compagnons ou petits patrons

 

Filature textile à Calais : une usine tulière, 1910 © Collection Kharbine-Tapabor

Filature textile à Calais : une usine tulière, 1910 © Collection Kharbine-Tapabor

 

8 000 Belges sont employés dans les mines d'Anzin en 1879 sur un total de 14000 ouvriers

 

Mineurs de la compagnie d’Anzin, dans le Nord, fosse de la Bleuze Borne, 1908 © Collection Kharbine-Tapabor

Mineurs de la compagnie d’Anzin, dans le Nord, fosse de la Bleuze Borne, 1908 © Collection Kharbine-Tapabor

 

 

57 000 Italiens vivent à Marseille en 1881. Ils travaillent principalement dans les ports, les salins et l'agriculture

 

Marseille. Lavage du poisson, 1910. Nombre d'Italiennes travaillent dans des emplois liés à l'activité du port au début du siècle et il n'est pas rare de trouver des ménages italiens © Archives Départementales des Bouches du Rhône, 6 Fi 4329

Marseille. Lavage du poisson, 1910. Nombre d'Italiennes travaillent dans des emplois liés à l'activité du port au début du siècle et il n'est pas rare de trouver des ménages italiens composés d'un pêcheur et d'une poissonnière © Archives Départementales des Bouches du Rhône, 6 Fi 4329

Emballage de pêches en Provence au début du XXe siècle. Italiens employés pour des travaux agricoles dans le Sud-Est de la France © Musée des photographies documentaires de Provence/Bibliothèque Municipale de l’Alcazar Marseille

Emballage de pêches en Provence au début du XXe siècle. Les Italiens employés pour des travaux agricoles dans le Sud-Est de la France sont alors le plus souvent originaires du Piémont © Musée des photographies documentaires de Provence/Bibliothèque Municipale de l’Alcazar Marseille

 

Salins du Midi, le battage du sel au début du XXe siècle. Les Salins recourent régulièrement à des journaliers italiens depuis la fin du XIXe siècle © Archives Départementales des Bouches du Rhône, 6 Fi 2883

Salins du Midi, le battage du sel au début du XXe siècle. Les Salins recourent régulièrement à des journaliers italiens depuis la fin du XIXe siècle © Archives Départementales des Bouches du Rhône, 6 Fi 2883

Repères chronologiques :
1884
: La loi Waldeck-Rousseau autorise la création de syndicats professionnels. Les travailleurs étrangers ont le droit de se syndiquer mais pas celui de créer ni de diriger de syndicat.
1890 : Une loi institue la fonction de "délégué à la sécurité des ouvriers mineurs". Les travailleurs étrangers, pourtant nombreux dans les mines, n’ont ni le droit d’assumer cette fonction, ni celui d’élire ces délégués.
1892-93 : La législation protectrice des travailleurs (hygiène, sécurité, durée légale du travail…) s’applique à tous, hommes, femmes, et enfants, français et étrangers.
1898 : Une loi relative aux accidents du travail prévoit l’indemnisation systématique des salariés accidentés par les employeurs, sans condition de nationalité.
1907 : La loi instituant le conseil des prud’hommes ne permet pas aux travailleurs étrangers de s’y présenter ni d’y élire leurs représentants.
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