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Les liens entre ici et là-bas

Échanges et contacts

Pour faire face à la distance et à l’absence souvent douloureuse, les immigrés qui ont gardé des proches au pays maintiennent le plus souvent des liens avec eux. Dès avant 1914, un événement important peut être partagé par une lettre, voire une photographie. La banalisation du téléphone, puis des moyens de communication les plus modernes, réduisent l’éloignement, jusqu’à donner le sentiment d’une véritable présence, d’un bout du monde à l’autre.

Facteur distribuant le courrier à des immigrés italiens. Enclos Peyssonnel, Marseille, 1951 © M. Cohen /Archives municipales de Marseille -84/85 Fi29

Facteur distribuant le courrier à des immigrés italiens. Enclos Peyssonnel, Marseille, 1951 © M. Cohen /Archives municipales de Marseille -84/85 Fi29

Le dimanche matin, le fils d’un ouvrier agricole tunisien rédige les lettres pour la famille restée au pays. Gault, 1973 © Marc Tulane/Rapho/Eyedea

Le dimanche matin, le fils d’un ouvrier agricole tunisien rédige les lettres pour la famille restée au pays. Gault, 1973 © Marc Tulane/Rapho/Eyedea

Un immigré malien, de retour de chez lui lit à sa mère, restée au village, une lettre de sa femme. Village de Diouncoulane, région de Kayes, 1994 © Patrick Zachmann/Magnum Photos/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Un immigré malien, de retour de chez lui lit à sa mère, restée au village, une lettre de sa femme. Village de Diouncoulane, région de Kayes, 1994 © Patrick Zachmann/Magnum Photos/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Cabine téléphonique de Bamako, Mali, 2005 © Pierre-Yves Brunaud/Picturetank

Cabine téléphonique de Bamako, Mali, 2005 © Pierre-Yves Brunaud/Picturetank

Soutien au pays

La pratique des transferts financiers est depuis longtemps commune à des millions d’immigrés, de toutes origines. Le plus souvent, ces transferts servent à soutenir les proches restés au pays. Certains contribuent aussi au développement local par le biais de réseaux associatifs.

Depuis les années 1990, les associations de Maliens immigrés en France sont les principaux acteurs de la construction d’infrastuctures : puits, écoles, centres de santé...

Mali, 1993. Village de Troula, près de Kayes. L'école a été financée par des travailleurs maliens habitant en Seine Saint-Denis © Patrick Zachmann/Magnum Photos/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI

Mali, 1993. Village de Troula, près de Kayes. L'école a été financée par des travailleurs maliens habitant en Seine Saint-Denis © Patrick Zachmann/Magnum Photos/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI

Mali, 1993. Village de Troula, près de Kayes. La pompe à eau a été financée par des travailleurs maliens vivant en Seine St-Denis © Patrick Zachmann/Magnum Photos/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Mali, 1993. Village de Troula, près de Kayes. La pompe à eau a été financée par des travailleurs maliens vivant en Seine St-Denis © Patrick Zachmann/Magnum Photos/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Va-et-vient et retours

L’immigration n’est pas une histoire figée. Elle s’accompagne, pour ceux qui le peuvent, de mouvements fréquents entre la France et le pays d’origine. Dans certains cas, le retour des immigrés au pays peut devenir définitif : fin du régime d’oppression pour des exilés, volonté de participer à la renaissance du pays d’origine, promesse de travail ou nostalgie.

La "reconstruction de la Pologne socialiste"

Rapatriement de polonais, Marseille 1947 © Julia Pirotte, droits réservés, Coll. Musée de la Photographie Charleroi

Rapatriement de polonais, Marseille 1947 © Julia Pirotte, droits réservés, Coll. Musée de la Photographie Charleroi

De 1945 à 1948, à l’appel du Gouvernement de Varsovie, des milliers de familles polonaises acceptent le rapatriement afin de participer à la « reconstruction de la Pologne socialiste ». La force du patriotisme l’emporte mais, pour leurs enfants nés en France la rupture est douloureuse, d’autant qu’il leur sera interdit de revenir.

Les maisons construites au Portugal par les émigrés

Maison construite par un immigré au Portugal © Photo extraite de l’ouvrage Maisons de rêve au Portugal, éditions Créaphis, photo de Pierre Gaudin

Maison construite par un immigré au Portugal © Photo extraite de l’ouvrage Maisons de rêve au Portugal, éditions Créaphis, photo de Pierre Gaudin

Parfois construites de leurs mains, elles matérialisent les liens avec le sol natal. Elles mêlent la tradition architecturale du pays à des modèles français et contribuent ainsi à modifier le visage de certains villages portugais.

Famille d’immigrés embarquant à Marseille pour des vacances en Algérie, janvier 2006 © Grand port Maritime de Marseille

Famille d’immigrés embarquant à Marseille pour des vacances en Algérie, janvier 2006 © Grand port Maritime de Marseille

Elsa, enseignante, vit avec son mari français à Santiago du Chili © Eric Facon/Le bar Floreal/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI

Elsa, enseignante, vit avec son mari français à Santiago du Chili © Eric Facon/Le bar Floreal/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI

Gonzalo, ingénieur en informatique travaillant à Santiago du Chili © Eric Facon/Le bar Floreal/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI

Gonzalo, ingénieur en informatique travaillant à Santiago du Chili © Eric Facon/Le bar Floreal/Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI

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