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Professionnels et réfugiés : un accueil plutôt bienveillant 1830-1880

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le problème des étrangers existe peu. Leur définition juridique reste hésitante, les représentations sont associées aux voyages ou au commerce, rarement à la condition ouvrière. En dépit des premières lois qui contrôlent le séjour, les autorités se réjouissent plutôt de leur bonne conduite et l’opinion publique réserve un accueil bienveillant aux réfugiés et aux professionnels qui s’installent en France.

Après l’échec de l’insurrection polonaise de 1830-1831, la France accueille plus de 4 000 réfugiés. L’intelligentsia, installée à Paris, bénéficie d’un fort courant de sympathie dans l’opinion et la haute société.

Annonce d’un bal organisé pour les Polonais indigents à Paris, 1847 © Société historique et littéraire polonaise / Bibliothèque polonaise de Paris

Annonce d’un bal organisé pour les Polonais indigents à Paris, 1847 © Société historique et littéraire polonaise / Bibliothèque polonaise de Paris

La physiologie du tailleur, gravure de Charles Philipon © Cliché Bibliothèque nationale de France, Département des estampes/Charles Philipon

La physiologie du tailleur, gravure de Charles Philipon © Cliché Bibliothèque nationale de France, Département des estampes/Charles Philipon

Tout au long du XIXe siècle, ingénieurs, commerçants et artisans étrangers s’installent en France et participent au développement économique. Ils sont plutôt bien accueillis même si le trait des caricaturistes se révèle parfois acéré.

“Les peuples sont pour nous des frères. Comment la France entend la fraternité, l'égalité et la liberté." Caricature de Chagot, Le Journal pour rire, 10 octobre 1851 © Coll. Dixmier/Kharbine-Tapabor

“Les peuples sont pour nous des frères. Comment la France entend la fraternité, l'égalité et la liberté. (Allemands expulsés repassant la frontière sous le bâton de l'ordonnance. Bureau du numérotage de MM les étrangers)”. Caricature de Chagot, Le Journal pour rire, 10 octobre 1851 © Coll. Dixmier/Kharbine-Tapabor

Sous la Seconde République, plusieurs textes visent à mieux contrôler les étrangers. Un intermède qui tranche avec le libéralisme de la Monarchie de Juillet et qui suscite dans la presse des manifestations de solidarité.
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