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Rencontre littéraire

avec les écrivains Khaled Osman et Paola Pigani
Jeudi 19 mai 2016 - 17h30 - 19h30
Couvertures de "La colombe et le moineau" de Khaled Osman et de "Venus d’ailleurs" de Paola Pigani

©Vents d’ailleurs et ©Liana Levi

Tout au long de l'année, les rencontres littéraires permettent d'échanger avec les écrivains en lice pour le Prix littéraire de la Porte Dorée, qui récompense un ouvrage ayant pour thème l'exil.

La prochaine rencontre accueillera Khaled Osman, sélectionné pour La colombe et le moineau (Vents d'ailleurs) et Paola Pigani pour Venus d'ailleurs (Liana Levi).

La colombe et le moineau, de Khaled Osman (Vents d’ailleurs)

Egyptien vivant à Paris, Samir enseigne la civilisation arabe à la Sorbonne et partage avec sa compagne son amour de la langue et de la poésie arabes. Un soir, alors qu’il suit à la télé les soubresauts de la révolution égyptienne « avec un mélange d’exaltation et de pessimisme », il reçoit un coup de fil en direct de la place Tahrir : son frère jumeau, grièvement blessé, lui demande de venir le voir au Caire, à condition d’être accompagné de Lamia, une femme qu’il a aimée avant qu’elle ne parte vivre à Paris. Pour la retrouver, Samir délaisse sa thèse sur l’expédition de Bonaparte en Egypte et se lance dans une enquête qui le mène des Beaux-Arts à une librairie islamiste. L’occasion pour lui de s’interroger, non sans humour, sur la distance qu’il a prise avec son pays et sa famille, sur sa conception de l’islam et sur le fatalisme des Arabes. Khaled Osman parle aussi de poésie, de peinture, d’exil et de trahison.


Venus d’ailleurs, de Paola Pigani (Liana Levi)

Au printemps 1999, Mirko et sa sœur Simona fuient la guerre civile au Kosovo, affrontant les mêmes traumatismes, les mêmes difficultés, que les migrants d’aujourd’hui. Une fois arrivés en France, au Chambon-sur-Lignon, ils attendent leur statut de réfugié au milieu de gens venus du monde entier. Cada, Ofpra, récépissé, formulaires à remplir, « l’attente en mode français »… Comment se repérer, même avec l’aide d’associations humanitaires, quand on ne parle pas la langue ? Installée enfin dans une grande ville, à Lyon, Simona veut « s’intégrer », elle court à l’Alliance française après ses heures dans un magasin discount. Son frère, lui, travaille sur des chantiers, mais, hanté par les images d’une guerre que les Français ont déjà presque oubliée, il ne s’apaise qu’en laissant des graffs rageurs aux lisières de la ville. Sans pathos, Paola Pigani sait parler des souffrances du déracinement, de la diversité des chemins. Et de la culpabilité : partir, c’est toujours un peu « trahir les siens ».

Le débat sera animé par Elisabeth Lesne, responsable du Prix littéraire de la Porte Dorée, et les lycéens membres du jury (des lycées Charlemagne, Elisa-Lemonnier, Paul-Valéry, Vauquelin à Paris, et Blaise-Cendrars à Sevran).

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