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Cinéma d'exil

Projections & débat sur l'exil raconté en film

Samedi 11 novembre à 16h, 17h30 et 19h

Filmés de l'intérieur, par les migrants eux-mêmes ou par un réalisateur en immersion dans un groupe de migrants, les documentaires Les Sauteurs et Destierros proposent une réflexion sur le cinéma d'exil comme vision du réel.

Organisé avec Usage du monde 21

Projection Les Sauteurs - 16h

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©Wide - Final Cut for Real

Depuis le camp de Guruguru, sur la montagne marocaine qui surplombe Melilla, l'enclave espagnole entre l’Afrique et l’Europe, un millier de migrants africains contemplent la triple barrière de grillage et de barbelés qui les sépare de "l’Eldorado".

Abou est l’un d’entre eux.

Armé de sa petite caméra, il témoigne de sa vie quotidienne et de ses nombreuses tentatives pour sauter la barrière. Il se filme. Il se fait filmer. Des images froides et mécaniques de la caméra de surveillance, côté espagnol, qui traque les migrants, viennent entrecouper les images d'Abou.

Après chaque essai raté, les migrants retournent à leurs occupations, tentant de maintenir un semblant de communauté et d’entraide, dans l’espoir de survivre ensemble à ce drame quotidien et de garder confiance aussi bien en eux qu’en leur destin.

Rêvant d’une vie meilleure, loin des barbelés et d’une vie d’errance, Abou et ses compagnons livrent une magnifique leçon de vie, où dignité et liberté résonnent comme le but ultime.

Un documentaire de Moritz Siebert, Estephan Wagner et Abou Bakar Sidibé – 2016 – 80 min

Débat L’exil filmé de l’intérieur - 17h30

Comment filmer l’exil, l’exode et le passage des frontières si ce n’est de l’intérieur ?

Qui sont les mieux placés : les migrants eux-mêmes ou une tierce personne qui les suit, comme si elle était l’un des leurs ? Les expériences sont multiples.

Certains réalisateurs n'hésitent pas à confier une caméra à des migrants pour enregistrer le réel, à sa source, faisant des filmés les filmeurs. Dans Les Sauteurs, Moritz Siebert et Estephan Wagner donnent ainsi un caméscope au jeune malien Abou Bakar Sidibé, réfugié au camp de Gururu, au Maroc pour enregistrer les assauts de la frontière espagnole.

D’autres réalisateurs ont préféré se fondre parmi les migrants. Dans Destierros, Hubert Caron-Guay suit de très près les Latinos qui tentent de passer la frontière entre le Mexique et les États-Unis, au point que la caméra semble être tenue par l’un d’entre eux.

Intervenants :

En prenant pour exemple Les Sauteurs et Destierros, films projetés dans la journée, des intervenants de l’association Usage du monde 21, le Haut comité aux réfugiés (HCR) et la Société civile des auteurs multimedia​ (SCAM) interrogeront les différentes manières de filmer l’exil.

Projection Destierros - 19h

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© Destierros

Un individu marche dans la nuit, avant de se fondre parmi ses semblables dans un refuge, au Mexique, accueillant celles et ceux qui fuient une situation politique, une impasse économique et la criminalité organisée.

Pour ces migrants, il est avant tout question de rester en vie et d'esquiver les gangs qui les guettent sur le long chemin de l’exil vers le nord du continent, les États-Unis ou le Canada.

Un film de Hubert Caron-Guay – Canada – 2017 – 95 min – Film en 3 parties.
Hubert Caron-Guay (co-réalisateur de L’État du monde, 2013) a filmé ce voyage de la dernière chance en complète immersion, pendant que la dernière campagne électorale américaine battait son plein.

Cinéma d'exil est organisé avec Usage du monde 21.

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