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Les statues meurent aussi

Sur les traces de l'histoire coloniale française

Du vendredi 1er février au dimanche 3 mars 2019

Avec l'installation Les statues meurent aussi, les traces cachées et oubliées du passé colonial refont surface.

Visuel exposition Les statues meurent aussi

©Jan Mammey et Falk Messerschmidt

Les traces de l’époque coloniale sont omniprésentes et se retrouvent sous d'innombrables formes à la fois à Paris et dans toute la France. Elles échappent pourtant la plupart du temps à l’attention du public. Les lieux de mémoire et plaques commémoratives s’y rapportant sont chose rare.

Les artistes allemands Jan Mammey, Falk Messerschmidt et Fabian Reimann se sont penchés sur le passé colonial français. En se fondant sur leurs expériences et leurs recherches, et s’inspirant du concept d’André Malraux de « Musée Imaginaire », ils ont développé l’idée d’un non-lieu immatériel. Leur projet artistique met l’accent sur l’espace public parisien, sur les musées et institutions de la capitale, et quelques archives publiques peu connues.

L'exposition

Visuel exposition Les statues meurent aussi

©Jan Mammey et Falk Messerschmidt

L'élément central de l'exposition Les statues meurent aussi est le mobilier (vitrines, présentoirs, tables, étagères) du Palais de la Porte Dorée utilisé lors de l'Exposition coloniale de 1931 et désormais entreposé dans les réserves du bâtiment.

Ces meubles, qui ont servi à présenter les diverses cultures et les ressources de l'empire colonial français, seront détournés de leur destination initiale et serviront de surfaces de projection aux photographies du fonds d'images du trio d'artistes.

Depuis 2016, les artistes ont effectué un inventaire cartographique de plus d’une centaine de lieux et rassemblé un fonds de plus de 2000 photographies. Cette recherche de traces est marquée par une approche subjective fonctionnant sur des associations d’idées. Les trois artistes révèlent des images et des textes qu’ils assemblent ensuite dans une démarche éditoriale et curatoriale pour créer une œuvre artistique aux facettes multiples.

Coproduite avec le Goethe-Institut Paris, l’exposition tire son nom d’un célèbre court-métrage d’Alain Resnais et Chris Marker, interdit jusqu’en 1964 pour sa dénonciation du colonialisme.

Installation artistique de Jan Mammey, Falk Messerschmidt et Fabian Reimann

Commissariat : Katharina Scriba (Goethe-Institut Paris) et Stéphane Malfettes (Palais de la Porte Dorée)

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