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Ce qu’ils font est juste…

…Ils mettent la solidarité et l’hospitalité à l’honneur

Jeudi 21 septembre à 19h00

Rencontres et lectures autour du livre Ce qu'ils font est juste, ils mettent la solidarité et l’hospitalité à l'honneur dirigé par Béatrice Vallaeys (éditions Don Quichotte, 2017) avec Sigolène Vinson, Pascal Manoukian, Gérard Lefort, Jacques Jouet, Leïla Sebbar, Angélique Villeneuve, Béatrice Vallaeys et Mireille Damiani membre de l'association La Roya Citoyenne. La rencontre est animée par Sophie Joubert, journaliste à L’Humanité.

Ce qu'ils font est juste

En France, la loi dispose que "toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France" encourt jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. C'est ainsi depuis 1938, quand le président du Conseil de la IIIème  République, Edouard Daladier, inscrivit l'article L622 dans l'arsenal judiciaire.

Il s'agissait alors de dissuader les "aidants", accusés de contribuer à une immigration d'étrangers que l'Etat refusait d'accueillir. En 1938, ces étrangers indésirables étaient essentiellement des républicains espagnols échappant du régime franquiste et des juifs d'Allemagne et d'Europe de l'Est fuyant le nazisme. Bientôt 80 ans plus tard, d'autres étrangers fuient les guerres et les famines qui anéantissent leurs pays. Syriens, Irakiens, Afghans, mais aussi Soudanais, Erythréens, Somaliens… Tous ceux qui leur offrent gîte et couvert, vêtements et moyens de locomotion sont hors la loi. Ils sont coupables d'avoir commis ce que l'on nomme le "délit d'hospitalité" ou "délit de solidarité", expressions inventées par les associations d'aide aux migrants qui disent mieux que tous les discours l'obscénité et le cynisme de la situation. Ces délinquants solidaires, légitimement nommés résistants, se recrutent partout et dans toutes les couches de la société.

Ce qu'ils font est juste, ils mettent la solidarité et l’hospitalité à l'honneur est un livre choral paru aux éditions Don Quichotte où 26 écrivains ont accepté, avec enthousiasme, d’écrire à travers des nouvelles leur respect pour ces gens de bien et leur inquiétude de les voir incriminé par le système judiciaire. Quand la littérature, en toute liberté de ton, sans apitoiement et parfois même avec une ironie mordante, donne un sens au mot hospitalité. 

Cette séance de rencontres et de lecture est suivie d’un DJ set au Palazzo de Chris M (Rinse France, Music for tourist).

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