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Carte de séjour, Mamadou, France, Clandestin

Tampons et empreintes
  • Barthélémy Toguo, Clandestin, 2010. Tampon (sculpture en bois 21 x 40 x 40 cm) et empreinte (gravure sur bois 51 x 38,5 cm). Collection du Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration, CNHI Courtesy Galerie Lelong, Paris © ADAGP, Paris 2011

  • Barthélémy Toguo, France, 2010. Tampon (sculpture en bois 16,5 x 26 x 31 cm) et empreinte (gravure sur bois 51 x 38,5 cm). Collection du Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration, CNHI Courtesy Galerie Lelong, Paris © ADAGP, Paris 2011

  • Barthélémy Toguo, Mamadou, 2010. Tampon (sculpture en bois 24,5 x 15 x 30,5 cm) et empreinte (gravure sur bois 51 x 38,5 cm). Collection du Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration, CNHI Courtesy Galerie Lelong, Paris © ADAGP, Paris 2011


Collection du musée

Carte de séjour, Mamadou, France, Clandestin (4 tampons) 2010. Sculptures en bois 24 x 46 x 26 / 24,5 x 15 x 30,5 /16,5 x 26 x 31 / 21 x 40 x 40 cm
Carte de séjour, Mamadou, France, Clandestin (4 empreintes) 2010. Gravures sur bois 51 x 38,5 chaque

Né à M’Balmayo (Cameroun) en 1967, il vit et travaille entre Paris, Bandjoun (Cameroun) et New-York.


 

Des bustes taillés dans le bois laissent apparaître à leur revers la surface encrée d’un tampon. En regard, sont exposées les gravures correspondantes. Les tampons et les empreintes Carte de séjour, Mamadou, France, Clandestin, semblent symboliser la souffrance identitaire que porte le migrant, le rejet du pays d’accueil et l’incompréhension entre deux cultures.

Entre ces tampons surdimensionnés et leurs impressions, la décision concernant l’avenir du migrant est laissée en suspens et peut se reconstituer uniquement dans l’imaginaire du spectateur. C’est au fil des empreintes, sur les pages d’un passeport fictif, que se retrace et se dessine l’identité complexe des migrants. "Nous sommes tous en “transit” permanent. Qu’un homme soit blanc, noir, jaune, peu importe. Il est de toute façon un être potentiellement “exilé”. Tourner en dérision l’intitulé de ces tampons renforce cette idée que l’identité est parfois régie par cette administration sclérosée" (Barthélémy Toguo, Entretien réalisé par Arnaud Beigel, in Alexia Fabre, Barthélémy Toguo, artiste en transit, Hommes & Migrations, n° 1261, mai-juin 2006, p.173).  

L'artiste

Né au Cameroun en 1967, Barthélémy Toguo a découvert la pratique de l’art occidental en Côte-d’Ivoire, à l’Ecole des Beaux-Arts d’Abidjan. Sa formation l’a ensuite conduit aux Beaux-Arts de Grenoble, puis à la Kunst Akademie de Düsseldorf. Ces lieux lui ont permis de découvrir différents media et supports artistiques, dont le bois. Artiste nomade, il vit et travaille entre Paris, Düsseldorf et Bandjoun (Cameroun) : il est de ces artistes à cheval entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde où il expose. Son travail interroge le statut de l’étranger, du migrant, de l’immigré, et sa difficulté à se constituer une identité.


Œuvre présentée dans l'exposition J'ai deux amours (16 novembre 2011 - 24 juin 2012)

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