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Passeport Nansen de la princesse Vera Mestchersky

Passeport Nansen de la princesse Vera Mestchersky © Dépôt de Pierre Mestchersky

Passeport Nansen de la princesse Vera Mestchersky © Dépôt de Pierre Mestchersky


Collection numérique

Donateur/prêteur : Collection privée de Pierre Mestchersky


Permis de travail, passeport de réfugié, régularisation au titre du regroupement familial… Ces documents renvoient à autant de procédures administratives longues et complexes. Cette série de documents correspond également à une distinction, qui n’est pas toujours claire, quant aux raisons du départ.

Entre motivations économiques, familiales ou politiques, les différents statuts dont bénéficient les immigrés dans le pays d’accueil sont, eux, tranchés et ont un impact sur leur existence. Venir travailler en France dans le cadre d’accords bilatéraux de recrutement de main d’œuvre permet, par exemple, de bénéficier de droits sociaux et de garantir le droit de séjour. Quant aux exilés politiques, la spécificité de leur situation n’a pas toujours été reconnue. Dans l’entre-deux-guerres, les Russes, puis les Arméniens, furent les premiers à bénéficier d’un statut spécifique leur donnant droit à des papiers d’identité. Apatrides, car n’étant plus reconnus par les autorités de leur pays d’origine, la Société des Nations leur a permis de disposer d’un passeport Nansen, du nom du Haut-Commissaire pour les réfugiés, Fridjof Nansen (1861-1930). Les républicains espagnols, quant à eux, durent attendre la fin de la Deuxième Guerre mondiale et la définition du statut de réfugié, par la convention de Genève de 1951, pour en bénéficier. Dans un premier temps applicable seulement aux Européens, la convention est étendue à toutes les nationalités en 1967.  


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