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Réfugiés espagnols pendant leur transfert au camp du Barcarès (Pyrénées-Orientales)

Photographie de Robert Capa

Réfugiés espagnols pendant leur transfert au camp de Barcarès (Pyrénées-Orientales), mars 1939, Robert Capa © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration

Réfugiés espagnols pendant leur transfert au camp de Barcarès (Pyrénées-Orientales), mars 1939, Robert Capa © Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration


Collection du musée

Réfugiés espagnols pendant leur transfert au camp du Barcarès (Pyrénées-Orientales), mars 1939. Epreuve gélatino-argentique moderne sur papier baryté.

Robert Capa est né à Budapest en 1913. Il est mort à Thai-Binh (Vietnam) en 1954


En pleine guerre d’Espagne, Robert Capa rend compte par ses photographies de l’exode massif des réfugiés espagnols en 1939.

La guerre d’Espagne provoque le départ de plusieurs vagues de réfugiés vers la France, de 1937, lors de la conquête du pays Basque par les troupes du général Franco, jusqu’en 1939 après la chute de Barcelone qui sonne le glas de trois années de guerre civile. En quinze jours, un exode sans précédent voit un demi million de personnes – 200 000 combattants républicains et 300 000 civils – franchir dans des conditions terribles la frontière des Pyrénées où rien n’est prévu pour les accueillir. Les soldats sont désarmés, internés dans des camps de fortune sur les plages d’Argelès, du Barcarès, de Saint-Cyprien, puis à Gurs dans la montagne Pyrénéenne. Les femmes et les enfants sont répartis dans des centres d’hébergements improvisés à travers toute la France.
Le photographe saisit ici le moment du passage de la frontière de soldats républicains et de civils espagnols entourés de gardes mobiles et leur transfert vers des camps. Il rend compte par ses images de toute la dureté de l’exil.

Robert Capa est né à Budapest en 1913. Après des études de sciences politiques à Berlin, il travaille comme photographe pour l'agence Dephot. En 1934, il émigre à Paris et participe à la création de l'agence Alliance Photo. Son reportage sur la guerre civile espagnole lui vaut une renommée internationale. Il voyage ensuite en Chine, en 1938, et émigre à New York l'année suivante. Il photographie la Seconde Guerre mondiale en Europe pour le magazine Life et se rend en URSS avec John Steinbeck en 1947. En 1951 il est nommé président de Magnum. En 1954, il part photographier la guerre en Indochine, où il est tué par une mine près de Thai-Binh ( Viêt-Nam).
 


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