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Café littéraire avec Nadia Henni-Moulaï et Jeanne Truong

Samedi 11 décembre 2021 à 16h30

Tout au long de l'année, les cafés littéraires permettent de rencontrer les écrivains en lice pour le Prix littéraire de la Porte Dorée, qui récompense un roman ou un recueil de nouvelles ayant pour thème l'exil.

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Nadia Henni-Moulaï pour Un rêve, deux rives (Slatkine, 2021)  

« Cette trajectoire moderne d’un colonisé enfiévré par la vie parisienne, par l’alcool et les femmes, ce roman d’un homme de main du FLN, Algérien libre, violent, ouvrier ordinaire, père torturé et époux coriace, charrie toute la complexité de l’Histoire. De mon histoire. Et si ses actes, commis sur le sentier de la liberté, sont aussi le prix à payer pour sa dignité, je les accepte. Peut-être atténueront-ils un peu la portée de ses fautes. »

À partir du silence d’un secret de famille confronté à la vérité crue d’archives d’État, la journaliste Nadia Henni-Moulaï déconstruit le parcours singulier d’Ahmed, son père. Un récit intime et bouleversant, entre deux rives, qui éclaire d’un jour nouveau la dernière grande séquence coloniale française. Le roman d’un passif. L’Histoire, avec sa grande hache.
 

 

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Jeanne Truong pour Ceux qui sont restés là-bas (Gallimard, 2021)

1978. Narang a six ans. Il fuit le Cambodge avec sa mère. Comme une foule d’autres rescapés, tous deux tentent de rejoindre la Thaïlande. Épuisés par des jours de marche, harassés par la faim et la soif, ils sont parqués dans un camp à leur arrivée. Cela aurait pu être la fin de leur tragédie. Mais ça ne sera que le début d’une autre. Fulgurante, celle-ci. Jeanne Truong restitue avec force et pudeur l’horreur du cauchemar cambodgien. Elle revient sur un épisode méconnu de cette période sanglante. Le récit de Narang, habité par les obsessions qui hantent les survivants, est saisissant de vérité et d’humanité.

 

La rencontre sera animée par Gladys Marivat, journaliste au Monde.

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