Vous êtes ici

Alphabétisation et scolarité d'enfants d'immigrés à Gennevilliers

Alphabétisation et scolarité d'enfants d'immigrés à Gennevilliers - 6 mai 1970 © Gerald Bloncourt / Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI

Alphabétisation et scolarité d'enfants d'immigrés à Gennevilliers - 6 mai 1970 © Gerald Bloncourt / Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI


Collection du musée

Militant de longue date, photographe engagé, Gérald Bloncourt couvre les mouvements de grèves dans les usines pour le journal L'Humanité et pour la presse syndicale.


L’école est gratuite, laïque et obligatoire depuis les lois promulguées par Jules Ferry en 1881 et 1882. Elle a accueilli les immigrés et les enfants d’immigrés, leur prodiguant un enseignement exclusivement en français. Juridiquement, elle devient explicitement obligatoire pour les enfants étrangers au moment du Front populaire (loi du 9 août 1936). Dans le temps long de l’histoire, l’école républicaine a été le lieu de l’intégration et de la formation du citoyen.

A la fin des années 1970, des enseignements de langues et cultures d’origine (les ELCO) sont assurés par les consulats dans certains établissements, et ce dans le cadre d’accords signés avec les pays d’immigration. Ces enseignements ne touchent que peu de ressortissants de ces pays (en 1976, 3% des Algériens, 10% des Marocains, 6% des Portugais et 13% des Italiens). Ils se sont depuis ouverts à tous et concernaient 80 000 élèves en 2010-2011. Depuis 2002, certains enfants immigrés récemment arrivés en France peuvent s’inscrire, pendant un an, dans des classes d’accueil, où leur est dispensé un enseignement du français comme langue de scolarisation.


En savoir plus sur le photographe :

Haut de page