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Bobigny, centre ville de Denis Darzacq

Denis Darzacq, Bobigny Centre ville, les marcheurs, 2004 © Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration

Denis Darzacq, Bobigny Centre ville, les marcheurs, 2004 © Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration


Collection du musée

Denis Darzacq est née à Paris en 1961. Il vit et travaille à Paris


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Cette série propose un regard original sur la banlieue. Les images sont celles d’un photographe au regard singulier qui, depuis longtemps, travaille sur la place de l’individu dans la cité.
Bobigny, centre ville est une histoire de destins, d’amitiés, de cultures, d’urbanisme, d’architecture, de mémoire et d’utopie.

Durant toute l’année 2004, Denis Darzacq s’est rendu à Bobigny, au nord-est de Paris, une ville marquée par les enjeux sociaux et politiques de l’urbanisation rapide de la France d’après-guerre. Comme bien d’autres cités populaires, elle est l’objet d’a priori réducteurs alimentant peurs et malentendus.
En dehors de toute actualité, Denis Darzacq a rencontré des jeunes gens des cités Paul Eluard, Karl Marx, Chemin Vert, l’Abreuvoir et l’Étoile, et leur a proposé de faire leur portrait devant leur lieu de résidence. Il s’est attaché également à photographier la ville : ses rues, ses dalles, ses tours, ses espaces verts et, plus particulièrement, les entrées d’immeubles de grands ensembles.
Dans un dispositif combinant portraits, architectures, groupes et surprenante présence de la nature, cette série propose un autre regard sur la banlieue. “Ici, je me suis attaché à photographier des lieux de rencontre et de socialisation dans la ville : fêtes d’immeubles ou réunions informelles en bas des tours, réalités d’une vie de quartier”, souligne Denis Darzacq. “Ce travail prolonge mon questionnement sur la place de l’individu dans la cité déjà abordé dans mes travaux précédents.”

Denis Darzacq est né à Paris en 1961. Diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, il débute la photographie en suivant la scène rock française et devient également photographe de plateau sur de nombreux longs-métrages. À partir de 1989, il collabore régulièrement avec le quotidien Libération et plus largement avec la presse nationale. En 2005, les Rencontres d’Arles exposent son nouveau travail sur la ville de Bobigny.

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