Vous êtes ici

Jours intranquilles

Chroniques algériennes d’un retour 1993 - 2003
Jours intranquilles. Chroniques algériennes d'un retour 1993-2003. Bruno Boudjelal

Jours intranquilles. Chroniques algériennes d'un retour 1993-2003. Diaporama numérique - 241 images - 27 mn. Musée national de l'histoire et des cultures de l'immigration, CNHI © Bruno Boudjelal / Agence VU'


Collection du musée

Jours intranquilles. Chroniques algériennes d’un retour, 1993 - 2003. Diaporama numérique 241 images - 27 mn

Né à Montreuil en 1961. Il vit et travaille à Paris.


De père algérien et de mère française, Bruno Boudjelal exerce pendant quelques années le métier de guide en Asie du Sud-Est. En 1993, il entame un projet intime qui l’emmène en Algérie, cette terre où est né son père et dont il ne sait rien. "Enfant d’immigré, enfant de banlieue, il ne m’était jamais apparu clairement que j’étais tout cela (...). Confronté au désordre croissant de ma vie, je me suis décidé à aller en Algérie pour comprendre qui j’étais." Malgré l’accueil chaleureux de la famille méditerranéenne, son premier séjour se passe dans des conditions difficiles, en pleine guerre civile. Aussi, à la quête d’identité se superpose très vite un regard documentaire sur l’Algérie. Bruno Boudjelal choisit alors la photographie comme mode d’approche de la réalité. Images prises à la dérobée, floutées, tremblées, regards souvent décadrés, empreints de mélancolie..., autant d’éléments qui vont progressivement forger un mode et un style photographiques très personnels.

Suivront dix années d’exploration d’un pays en proie à la violence, à la rencontre de sa famille paternelle mais aussi de sa propre histoire et de sa double culture. Voyages essentiels pour comprendre également la trajectoire d’un père et des tranches de vie tues jusqu’alors. Pour aller «au-delà d’un brouillage du réel», il faudra des années d’allers-retours entre les rives de la Méditerranée, entre l’autobiographie et la photographie.
L’ultime périple, accompli en février 2003 d’est en ouest de l’Algérie, achève la quête identitaire pour se transmuer en voyage intérieur, à la rencontre de soi-même. "Si j’ai pu avancer dans ma vie ici, c’est parce que j’étais allé là- bas, souligne Bruno Boudjelal. Dix années venaient de passer, j’étais devenu photographe et ma fille était née".

Jours intranquilles ou la traversée poétique de la photographie qui tente de réparer la déchirure vers une possible reconstruction de l’être.
 


Œuvre présentée dans l'exposition J'ai deux amours (16 novembre 2011 - 24 juin 2012)

Haut de page