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La vie des Nords-africains de Paris, 1955

Série photographique de Pierre Boulat

Le café de la rue Maître Albert 1955. Photographie. © Pierre Boulat / Cosmos / Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI

Le café de la rue Maître Albert 1955. Photographie. © Pierre Boulat / Cosmos / Musée national de l’histoire et des cultures de l’immigration, CNHI


Collection numérique

Série La vie des Nords-africains de Paris, 1955. Tirage argentique sur papier baryté.

Né en 1924 à Nemours. Décédé en 1998


En fonction de leur statut social et économique, les nouveaux arrivants s’installent en France en apportant avec eux culture et habitudes. Pour certains, le "regroupement" dans certains quartiers des villes françaises leur permet d’avoir accès à des produits et des réseaux de connaissance qui facilitent l’adaptation à la vie en France. Ces lieux de vie et de sociabilité contribuent à enrichir le paysage urbain français et son patrimoine culturel. Ils sont des lieux de construction de nouvelles identités et intègrent des éléments des cultures d’origine à la réalité du pays d’accueil.

Depuis l’entre-deux-guerres, les cafés arabes sont de tels lieux de sociabilité, où l’on se retrouve pour atténuer les rigueurs de l’exil. Dans les années 1950, la clientèle, essentiellement algérienne, y écoute de la musique populaire, assiste à des concerts, à des pièces de théâtres et s’informe des nouvelles du pays. En pleine guerre d’Algérie, ces lieux, au cœur de la vie des immigrés, deviennent aussi des lieux politiques où se joue une sanglante "guerre des cafés" entre mouvements nationalistes algériens (le Front de libération nationale et le Mouvement nord-africain).
 


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